mardi 12 novembre 2013

retour!

Un "petit" problème d'ordi et une grosse fainéantise de poussif m'ont tenu loin de ce blog mes amis...mais il faut bien de temps à autre faire son come back, comme on dit...Ce soir fatigué mais promis demain je vous parle de T...Thor?Non! mais de Tarzan!!!A l'origine du mythe...





Thor 2 le monde des ténèbres...

Promis bientôt la chronique!

lundi 24 juin 2013

MAN OF STEEL :SUPERMAN!

Superman est le premier super-héros d'où descendent tous les avatars actuels; en cela, il est aussi le plus grand, le plus noble, la source d'inspiration de tous les autres.Chacun de ses gestes, chacune de ses paroles sont scrutés avec attention par ses pairs, car il est en quelque sorte aussi leur "héros", le meilleur d'entre eux dira Batman dans un comic-book...


Pour autant, faire une histoire sur Superman ne s'avère guère aisée car on peut tomber dans l'écueil classique de le rendre lisse, comme le boy-scout des années 60.On peut donc le représenter comme un être aux capacités extraordinaires mais avec une personnalité d'automate ou de "mec"américain sans peur et sans reproches!


Rares, sont les auteurs qui semblent bien cerner le personnage, l'exploiter à sa juste mesure : une figure tutélaire, quasi-divine mais plus humaine que les mortels auxquels elle porte secours.Superman est certainement le personnage le plus difficile à exploiter, à caractériser sans tomber dans le ridicule ou le trop "facile".
Pour autant certains y ont réussi : All-Star Superman, Kingdom Come, Superman Red Sun...pour ne parler que des plus représentatifs.


Alors qu'en est-il de la sixième adaptation cinématographique moderne du film très attendu de Zack Snyder?!
Visuellement, la forme est époustouflante! Du jamais vu dans un film...et de surcroît dans un film de super-héros!On y croit : Superman vole à vitesse supersonique, porte du lourd, casse du kryptonien à qui mieux mieux, brise comme des mikados des immeubles en envoyant bouler ses ennemis; on en a plein les mirettes, on assiste à un festin orgiaque d'effets spéciaux impeccables, novateurs, et surtout criant de vérité et de réalisme, démontrant toute la puissance de l'Homme d'Acier!Avengers de ce côté-là était déjà superbe et portait en lui la palme de la démesure, mais ce Man of Steel démontre bien qui est le Patron en terme d'action : rien ne résiste à la force du kryptonien!En cela, Snyder a bien compris qu'il devait révéler au public que nous sommes, un Superman à l'acmé de ses capacités physiques et non une caricature.Pari donc réussi!

De plus, la partie du film sur Krypton est sublime de beauté, et demeure un vrai régal, avec un Russel Crowe très convaincant en Jor-El : hasard ou destin, Crowe tout comme Marlon Brando dans le même rôle et  qui était son modèle,  ont tous deux été oscarisés avant d'endosser le rôle du père de Superman!

J'ai vu le film deux fois(pour l'instant!), je rechignais à le voir en 3D la première fois : et bien, franchement si vous avez le choix, allez le voir en 3D, c'est beaucoup plus beau, surtout sur Krypton et beaucoup plus fluide pour suivre l'action et les scènes de combat. Pour une fois, comme trop rarement dans les films, cette 3D vaut le coup; après, cela dépend aussi de la politique de certains cinés, qui ne mettent pas la lampe à bloc(qui sert pour le rendu de la 3D!) et qui en font malheureusement baisser la qualité et l'éclat!



           Maintenant, si je m'arrête sur le fond  du scénario, du symbolisme, de la psychologie  et de l'émotion portées par les différents personnages du film, je trouve que Snyder, Nolan , Goyer et  les acteurs(même secondaires) ont su créer un film très profond, en tous cas pour ceux et celles, qui réfléchissent un tant soi peu aux symboles multiples distillés tout le long du film.J'ai lu un "peu" une certaine presse: Navrant...beaucoup de journalistes-"critiques"sont aussi lisses que le personnage qu'ils imaginent, et n'entrevoient jamais Man of Steel, en dehors d'un énième film d'action bien formaté.En exagérant un peu, je croirais presque, que si l’Iliade avait été écrite de nos jours, ces mêmes journalistes l'auraient décriée comme un enchevêtrement inepte de combats barbares, avec un scénario simpliste (Hélène enlevée par le Troyen Paris)servant seulement de prétexte aux combats violents...


Mais bon, laissons là les superflus et superficiels patentés qui ne connaissent rien au mythe, quand ils ne voient en Superman qu'un film de super-héros primaire, bourré de testostérone, alors qu'en fait le spectateur assiste à une mise en image spectaculaire d'un mythe, tel l'Héracles ou l'Achille grec! Nul n'est prophète en son pays, et c'est à un peuple doué de génie(les grecs) de reconnaître ses propres mythes contemporains.Chez nous il faudra peut être attendre des siècles!?


Les acteurs: Henry Cavill porte l'uniforme, il EST  Superman, sans aucun doute!Son port est altier, sa démarche divine, jamais Superman, dans son jeu est voûté, en désaccord physiquement et dans son allure avec la symbolique du personnage: un être très  au delà de l'humain physiquement.Les expressions de visage sont déterminées, fortes dans les séquences de combat ou d'échanges avec d'autres persos.Pour autant, dés qu'il retrouve l'habit civil, on retrouve un Clark Kent émouvant, rempli de doutes et peut-être de crainte, sur ce qu'il est vraiment intrinsèquement. D'ailleurs, les deux différents acteurs qui jouent Clark petit, sont excellents de sensibilité où l'on voit transparaître les thèmes du rejet par les autres de sa différence(étranger par son étrangeté!), de l'affreuse solitude que cela implique, de la peur panique de la manifestation de pouvoirs inconnus et de leur gérance.Mais aussi d'autres thèmes pointent leur nez comme celui des origines(Henri Cavill),de l'adoption(toujours plus ou moins problématique avec l'âge) : il faut donc(et dans le film c'est bien montré)se retrouver soi-même avant que naisse Superman, chasser ses derniers doutes , ses dernières hésitations pour devenir l'Homme de Demain, celui qui n'hésite plus, qui ne doute plus, et qui porte sur sa poitrine comme modèle et emblème devant tout homme, l’ESPOIR, un espoir incarné, qui renvoie à chaque humain, comme un miroir, ce qu'il doit faire pour rendre le monde meilleur, un symbole toujours visible sur fond bleu(espoir encore!)pour que les hommes n'oublient jamais qu'un Surhomme(Un Superman)leur montre à tous où mettre   leur pas, pour les amener " dans le Soleil" dira Jor-El!Le soleil qui incarne toujours la lumière symbolique de la Vérité!



       Bien entendu, Snyder a voulu faire ressortir le côté messianique du personnage, sauveur de l'humanité; d'ailleurs à un moment du film, Superman dit bien qu'il ne se livre pas à Zod mais à l'humanité...On pense à Moïse, on pense au Christ...c'est voulu car n'oublions pas que Siegel et Shuster, les auteurs de Superman étaient juifs.Snyder accepte et rend hommage à cet héritage, mais c'est finement bien fait, en accord avec l'histoire d'un orphelin sauvé de la destruction de sa propre planète pour sauver ensuite sa "TERRE" d'adoption: il a été sauvé pour sauver...

On voit aussi à travers les traits d'Henri Cavill, un superman plein de tendresse pour sa mère, c'est aussi un être de chair et de sang, caché derrière sa peau d'acier!Avant de devenir Superman, et que les humains lui accordent sa confiance, ce dernier a dû lui-même leur faire confiance, et ça a commencé déjà avec son père, Jonathan Kent, le fermier du Kansas.Clark a toute confiance en son père, il suit ses pas, dans l'humilité et la bonté: l'éducation est une thématique très forte dans le monde de Superman : que serait devenu celui-ci, si le hasard eut fait que le dernier kryptonien fusse éduqué par des parents sordides, méchants ou tout simplement orgueilleux, égoïstes, amoureux de l'argent, avides des biens matériels etc.On aurait certainement craint avec raison pour la terre...

Jor-EL, grand scientifique avait tout paramétré, sauf la famille qui recueillerait son fils, mais encore une fois, son père biologique avait en lui beaucoup d'espoir et de confiance en l'avenir, car il voyait déjà Kal-EL comme un guide pour les hommes!Comme s'il savait que ce qu'il portait en lui, serait un jour transmis naturellement à son fils un jour lointain.Russel Crowe habite pleinement un Jor-EL scientifique mais aussi, une face moins connue de ce personnage, virile au possible(cf la série animée 1er épisode, L'Ange de Métropolis), et combattant rompu au combat rapproché.Comme Superman c'est un cerveau, mais Jor-El lui l'est devenu par le Codex qui programme et donc détermine l'entéléchie(ce que doit devenir un être pour son épanouissement personnel); néanmoins comme son fils Kal-EL, s'il est aussi un homme d'action, c'est qu'il s'est à un moment donné auto-determiné, faisant ainsi jouer son libre arbitre.Je peux étonner les lecteurs en disant que Superman est un cerveau aussi bien qu'une force de la "Surnature"car à un moment du film, on voit Superman discuter du plan du trou noir avec le scientifique terrien; on y voit Superman deviser sur la création du trou noir pour créer la zone fantôme.C'est bien Superman qui propose ce plan aux militaires et au savant : ce dernier le comprend et l'accepte car il semble scientifiquement viable.Ainsi les scénaristes Goyer et Nolan intelligemment, dépoussièrent une fausse image de Superman de grand benêt aux gros bras seulement.Maîtriser et comprendre la science et la technologie kryptonienne n'est quand même pas une mince affaire!

De même à un moment du film, quand Clark doit avoir aux alentours de 12-13 ans, et qu'il se laisse prendre à parti par une bande de gamins peu scrupuleuse, Snyder le montre avec un gros volume des oeuvres de Platon à la main.Peu de jeunes et même d'adultes lisent du Platon!Tout ceci pour dire qu'on veut nous faire comprendre et sentir que ce jeune "alien" possède une intelligence très précoce, anormalement élevée pour son âge!Et surtout curieux de tout.
Pour revenir à Jor-El, je dirai que celui-ci a parfait l'éducation qu'avait initié et"presque"terminée Jonathan Kent: il ne manquait qu'un élément à l'amour des siens, de ce qui est juste, bon, bien, simple et honnête, mais qui fait que sans cet élément, il ne peut devenir lui-même, c'est-à-dire l'Homme d'Acier, ce Superman porteur d'espoir , c'est son héritage kryptonien, le-qui-suis-je fondamental et existentiel : il ne peut le recevoir que de la part de son père originel : Jor-El-sa conscience exactement-est le guide in fine mais nécessaire pour faire naître SUPERMAN de Clark.En le perdant à tout jamais((Jor-El?) à la fin du film, Superman devient à lui-même son propre guide, afin de guider ensuite l'humanité.
En somme c'est un film très patriarcal, car le passage de témoin passe par deux pères : un père originel qui confie son fils à un père d'adoption, le temps que ce fils s'acclimate à son nouveau environnement, pour ensuite reprendre le relais à la fin pour le guider définitivement vers son destin:on voit alors dans le film que les deux pères ne coexistent jamais en même temps(pareil pour le film de Donner d'ailleurs) car c'est après tout perturbant d'avoir deux pères surtout d'origines différentes!

Pour autant les figures matriarcales ne sont pas en reste, avec d'abord Lara-El, qui témoigne de beaucoup d'affection auprès de son fils : on voit que son coeur est déchiré et brisé...Puis ensuite les quelques scènes touchantes entre Martha Kent et son fils, sont très belles car très simples...Et enfin, Loïs Lane qui "console"Superman après la scène du combat final avec Zod.


 Loïs Lane est assez convaincante dans son jeu bien que je l'aurai préférée plus jeune et plus belle: on sent quand même la différence d'âge entre  Amy Adams et Henry Cavill...mais bon, il ne faudra pas atteindre dix ans ni même 5 pour refaire la suite sinon catastrophe.Elle joue bien mais aurait peut-être pu faire mieux!


Faora incarnée par la très belle Antje Traue actrice allemande de son état née le 18 janvier 1981, fait son deuxième film de sa carrière après Pandorum, film d'horreur et de SF(2009). Séduisante au possible, au charisme électrique et femme aux allures de dominatrice...

Faora, refaisons un peu d'histoire comics apparaît pour la première fois dans les années 70 comme une ennemie implacable de Superman(Action comics 471 et créée par Curt Swan et Cary Bates), c'est en fait une tueuse en série qui ensorcelle les hommes par sa beauté, les torture puis finit par les tuer: elle a tué 23 kryptonniens avant d'être emprisonnée 300 ans dans la zone fantôme(bien avant Zod)! D'ailleurs, au combat rapproché(dans le film), Faora Hu-UL(de son vrai nom) est très dangereuse car elle maîtrise un art martial kryptonien le"Horo-Kanu". Pour autant dans la période Post-Crisis(années 80), Superman apprendra à maîtriser lui aussi un art martial kryptonien basé sur l'étude des points vitaux, le Torquasm-Vo , enseigné par..Batman en personne!
Faora a même été l'inspiratrice du personnage d'Ursa dans les films de Donner(Superman 1 et 2)qui deviendra ensuite un personnage de comics!


Et Zod (apparu dans Adventure Comics #283 en avril 1961 ): Michael Shannon incarne un général pour lequel on peut avoir une certaine compréhension, il a été programmé pour la guerre, pour dominer, et coûte que coûte faire revivre une Krypton lumineuse avant sa longue et interminable décadence:même Jor-El ancien ami de Zod voit en Krypton une planète "pourrie", décatie par un conseil éloigné de la vie tout simplement; mais El veut des fins pacifiques contrairement à Zod, qui n'a pas peur d'éradiquer tout ce qui est décati et malade.En effet Zod incarne un fascisme où les faibles n'ont pas leur place...et c'est le sort qu'il veut réserver ensuite à la Terre.En fait Zod veut le bien de sa race mais avec des moyens radicaux et sans retours.Shannon en Zod, a vraiment une forte présence, et obligera Superman a un choix non moins radical...dans le dernier combat.
(Attention à partir de maintenant gros SPOILER!!!)

Vous avez compris que j'ai vraiment apprécié ce film, qui fait sans le moindre doute, honneur au premier de tous les supers-héros : un grand film, peut-être le plus grand film de super-héros tant Superman est retranscrit fidèlement mais non servilement: Zack Snyder et son équipe ont su non pas ajouter au mythe, mais plutôt réinventer et exploiter des concepts et des éléments qui étaient présents dans l'historiographie de Superman mais quasiment pas exploités: j'ai parlé de Faora, mais je pense maintenant à un élément qui a choqué beaucoup d'admirateurs de Superman: la Mort de ZOD  par Superman!
Superman par le passé a déjà tué 3 kryptoniens :Quex-Ul, Zod, et la belle Faora Hu-UL.Cependant ces derniers proviennent d'une Krypton alternative de poche(microvers). Après avoir tué le héros de la Terre(un Superboy) de cet univers de poche, ils ont voulu conquérir cette "Terre", et devant la résistance terrienne ont complètement anéanti l’atmosphère terrestre faisant des milliards de victimes, et détruisant pratiquement toute forme de vie!Superman(le vrai) les piégea avec de la kryptonite jaune, en les privant de leurs pouvoirs et les tua avec de la verte pour les punir de leur crime mais surtout parce qu'ils allaient faire la même chose avec notre Terre, la "vraie" pour se venger de Superman!A partir de ce jour Superman pensa toujours au meilleur moyen de gérer ses pouvoirs envers ses ennemis!
De même quand Superman affronta  le surpuissant Doomsday, il utilsa toute sa force toute son énergie pour l'arrêter, sachant que c'était un combat à mort: c'était lui ou Doomsday qui trépasserait!D'ailleurs on peut bien penser que la créature kryptonienne ultra-puissante est morte ce jour-ci vu qu'elle ne se réveilla que beaucoup plus tard, ayant la faculté de revenir à la vie plus forte en s'adaptant à ce qui la tue! Tout ceci pour dire que Superman peut tuer-et même doit le faire-si le prix à payer est de sauver la VIE(dans ces deux cas, c'est la vie de toute la planète qui est en jeu). Dans Man of Steel, également au delà de la famille qu'il sauve en tuant vous savez qui, Superman sauve la terre, où régnerait un tyran et un destructeur qui dit d'ailleurs: "je vais les faire souffrir Kal-EL..."
Ainsi la grande force de ce film c'est son réalisme, dans le vrai monde(traité par les comics ou ce  film d'ailleurs) les choix impossibles existent, entre un mal absolu et un mal relatif, entre la mort de la Terre et de Zod!On est donc en pleine tragédie grecque, face à un dilemme cornélien où l'homme mûr se doit de choisir...et donc de souffrir car le mal même relatif contredit tout ce que l'homme d'acier est :la vie, la liberté et l'espoir...
Que cela eut été facile de choisir un happy end convenu mais qui finalement aurait brisé la tension tragique et apocalyptique des dernières scènes du film.

Bravo à Snyder et à Goyer(car Nolan au début ne voulait pas) d'avoir oser bousculer nos idées reçues sur le personnage.



Allez vite le voir...ce n'est pas un oiseau...c'est Superman!    
9,5/10 

 









jeudi 16 mai 2013

Superstar! chez Glénat



Superstar est un comics au concept intéressant créé par Immonen et Busiek où le héros éponyme tire ses pouvoirs de sa renommée : chaque fan de Superstar peut faire un don bioélectrique, en insérant sa main dans une machine qui recycle la force vitale de la personne, pour la réinjecter via un transpondeur en Superstar.


Néanmoins, comme les super-pouvoirs de Superstar dépendent principalement de l'amour des gens à son égard, son entourage très intéressé, va voir en lui avant tout, un produit à fort potentiel économique, en vendant, en échange des" fameux dons", des jouets et autres produits marketing à son effigie. Bien-entendu, pour aiguiser et attiser cette manne, il faut une bonne caméra mobile qui suit quotidiennement Superstar: c'est en effet de la télé-réalité!


Mon avis : L'idée de départ est séduisante, et on suit avec plaisir le cheminement intérieur et conscient du héros face au public et à la surenchère médiatique et marketing : Superstar abhorre le fric que l'on fait sur son dos, mais finalement il s'y résout  car il aime aider les gens  en leur vendant du rêve; il croit qu'il ne peut pas secouer les cupides qui font leur beurre sur son dos, et c'est là je crois que cette bd trouve sa limite: en fin de compte la fin arrive bien trop vite, Superstar fait son boulot(sauver les gens) tout en étant désabusé sur les pratiques qui l'entourent...Je trouve qu'il baisse à ce niveau, facilement les bras et l'on sent par là-même que Busiek a voulu vite conclure alors qu'il aurait pu faire naître chez son héros plus de pugnacité ou même d’intelligence pour défaire cet environnement malsain: Superstar est donc un comics honorable mais qui manque de finition dans sa caractérisation du héros : le personnage semble être  un  exécutant au service et au servage de sa popularité, car finalement on ne lui demande pas de réfléchir!mais de procurer du rêve( de l'illusion?) et surtout de l'argent!Pour la réflexion, ce soin est laissé à d'autres: les cupides...

mercredi 24 avril 2013

Iron-Man 3 :pssst...!




Et voilà, je viens de visionner l'invincible Iron man qui n' a d'Invincible que le héros de papier; pour ce troisième opus c'est un Iron-Man faiblard, sauvé in extremis(sans jeu de mots)par une Pepper Potts pseudo-fragile.
Très déçu donc de l'homme de fer, je m'attendais à beaucoup plus d'émotion, d'action donc de combats farouches et funs tel Avengers. Iron-Man et Iron-Man 2 , sur tous les points, lui sont supérieurs!Et que d'incohérences!A un moment donné(sans dire où pour ne pas spoiler!)des morceaux de son armure traversent un mur pour rejoindre Tony Stark, mais ne sont même pas capables de traverser une simple porte en bois cadenassée par un gamin de 10 ans!!!
De même à un moment du film, vers la fin, Tony fait appel à ses armures alors qu'au début il en aurait bien eu besoin, mais il ne le fait pas!!!
De plus Pepper lui sauve la mise à un moment du film, alors qu'il lui suffisait de faire appel à une ou plusieurs armures pour le sortir du danger etc.


Heureusement que le fameux Robert incarne bien tête de fer, et qu'il est plaisant à suivre...

Je n'arrive pas à croire comment les autres Avengers sont si indifférents du sort  de Tonymais encore plus du président des USA, notamment pour le plus patriote d'entre eux :Captain America.!!????Et le shield pas même un soutien ou une référence dans une telle crise terroriste!!??


Le début, quant à lui est très poussif, je me suis ennuyé un peu beaucoup...Meilleur que la daube Amazing Spider-Man, mais loin des deux précédents opus, et à des années lumières d'Avengers, qui reste et de loin le meilleur rôle d'Iron-Man au cinéma!Et le meilleur film Marvel tout court...



Verdict : Mieux vaut se tourner vers les idoles de papier, les comics!Et attendre aussi très impatiemment Superman, Man of Steel!

dimanche 3 mars 2013

Catwoman à Rome!


Tiens, j'ai ressorti Catwoman à Rome, de Jeph Loeb et Tim Sale, complément intéressant à Batman Un Long Halloween et Dark Victory mais aussi Batman Haunted Knight(j'en reparle). Cette histoire plus courte se passe au même moment, juste quand Sélina Kyle quitte Gotham(et Batman) pour se rendre à Rome et découvrir si elle est bien la fille du mafioso qu'essaye de coincer Batman.Catwoman va donc essayer de rencontrer ses origines en croisant la route d'une femme  qui pourrait bien être sa mère...


  Côté dessin, Tim Sale se surpasse dans le trait féminin qu'il accorde à Sélina Kyle, qui s'avère ici beaucoup plus belle que dans les albums cités ci-dessus.Elle est vraiment belle, sensuelle ; les traits du visage et de la silhouette, sont beaucoup plus élégants que dans les versions où Batman est le protagoniste principal: apparemment étant la guest star, Tim Sale a véritablement soigné son apparence et aussi avec l'aide de Jeph Loeb, mis l'accent sur une Catwoman plus émotive, sensible et plus femme que "félin".C'est un bon album qui permet de faire le lien avec ceux de Batou.


      En effet,  Tim Sale a voulu écrire une tétralogie, car Urban malheureusement(pas encore en tous cas) ne nous a pas encore gratifié de ce titre ni de celui que je parlais plus avant :Batman Haunted Knight, qui est en fait le tout premier de la série avant même Batman un long Halloween.En fait, dés le début, on retrouve tous les protagonistes, avec une insistance particulière dans Haunted, à l'endroit du Chapelier Fou, du Joker et de lpouvantail.


Cette tétralogie forme un véritable ensemble, qui se complète assez harmonieusement au final.


A lire et pour les fans de Batman, et pour les fans de Catwoman...et pour Rome.

En VO pour l'instant!

Des Lectures en voici en voilà!suite...

samedi 2 mars 2013...ET Dimanche 3 mars!

Des Lectures en voici en voilà!suite...

Qu'est-ce que j'ai bien pu lire ces derniers temps pour délaisser à ce point ce blog :
1)BAD ASS un comics touch french qui m'a déjà agréablement surpris par la perspective et les plans quasi-cinématographiques de ses planches.Ensuite il faut le dire haut et fort Bad ASS est vraiment un titre jubilatoire où le méchant s'en donne à cœur joie de flanquer des roustes aux supers-slips.Franchement je trouve qu'il tient la dragée haute à beaucoup de titres américains: pour l'esprit il m'a fait penser à Kick ASS et The Boys.Titre à vraiment recommander et chez Delcourt.
2) Ensuite The Boys 17 nous narre le passé-passif du chef des p'tits gars alias Butcher: C'est un drôle de coco ce Butcher...attention aux âmes sensibles, aux autres foncez sur cette série à contre courant où les super-slips sont de vrais "salauds", car ils ont le pouvoir: ne serait-ce pas cela qui se passerait dans un monde réel plutôt que ce que nous présente Marvel ou DC?
3)Johns Présente Superman est excellent: à lire.(de l'émotion, de l'action, c'est beau!).
4)Superman Kryptonite avec Tim Sale aux dessins, est aussi un titre à découvrir même si je le trouve un peu court: c'est bon.
5) Superman Les origines, je crois nous prépare au prochain film "Man of Steel" de début d'été, où Superman est souvent vu comme une menace extraterrestre. A lire aussi pour ceux qui ne connaissent pas vraiment l'homme d'acier.
6) Bien-sûr chaque intégrale Batman de Morrison présente est excellente, surtout la dernière où beaucoup d'inédit se révèle à nos yeux ébahis : nous est conté toute la période où Batman a disparu après sa confrontation contre le Gant Noir et son emprisonnement puis sa mort "présumée dans Final Crisis.C'est du solide.
7)Batman KnightFall T1-T2-T3 et plus...est une oeuvre incontournable pour l'historiographie du chevalier noir: c'est historique et inédit.Un must.
8) Batman Dark knight returns qui est pour moi le chef d'oeuvre absolu sur Batman...Que dire d'autre...?Si lu et relu maintes fois avec une belle traduction plus poétique de la part d'Urban.
9)Captain Marvel T1 dans la collection VO Essential US: un vrai bonheur de se replonger dans ses années où je découvrais plus tard en France un de mes personnages fétiches: que je regrette sa mort...même si l'album qui la conte est magnifique!
10)Invincible 8: du super-héros avec un grand S, de l'action à Gogos, de l'émotion façon Spider-man à la grande époque de Romita SR! Je pense et je pèse mes mots qu'INVINCIBLE  est la quintessence de ce qui peut se faire de mieux super-héroïquement: et ça grimpe en puissance.
11) Une petite dernière pour la route, car j'apprécie particulièrement les super-héros qui se mettent à dérailler : IRRÉCUPÉRABLE ou quand le plus grand des super héros se met à tuer tout le monde: lisez toute la série : 5/7 pour l'instant.
 et aussi toutes les séries du Relaunch DC en kiosque et en librairie avec une mention spéciale pour Swamph thing, Animal Man , Wonder-Woman et le dernier Tome Justice League...


Verdict : à vos lectures mais AÏE! AÏE!AÏE! aux bourses!

samedi 2 mars 2013

Des Lectures en voici en voilà!

Qu'est-ce que j'ai bien pu lire ces derniers temps pour délaisser à ce point ce blog :


1)BAD ASS un comics touch french qui m'a déjà agréablement surpris par la perspective et les plans quasi-cinématographiques de ses planches.Ensuite il faut le dire haut et fort Bad ASS est vraiment un titre jubilatoire où le méchant s'en donne à cœur joie de flanquer des roustes aux supers-slips.Franchement je trouve qu'il tient la dragée haute à beaucoup de titres américains: pour l'esprit il m'a fait penser à Kick ASS et The Boys.Titre à vraiment recommander et chez Delcourt.



2) Ensuite The Boys 17 nous narre le passé-passif du chef des p'tits gars alias Butcher: C'est un drôle de coco ce Butcher...attention aux âmes sensibles, aux autres foncez sur cette série à contre courant où les super-slips sont de vrais "salauds", car ils ont le pouvoir: ne serait-ce pas cela qui se passerait dans un monde réel plutôt que ce que nous présente Marvel ou DC?


3)Johns Présente Superman est excellent: à lire.(de l'émotion, de l'action, c'est beau!).

4)Superman Kryptonite avec Tim Sale aux dessins, est aussi un titre à découvrir même si je le trouve un peu court: c'est bon.


5) Superman Les origines, je crois nous prépare au prochain film "Man of Steel" de début d'été, où Superman est souvent vu comme une menace extraterrestre. A lire aussi pour ceux qui ne connaissent pas vraiment l'homme d'acier.


6) Bien-sûr chaque intégrale Batman de Morrison présente est excellente, surtout la dernière où beaucoup d'inédit se révèle à nos yeux ébahis : nous est conté toute la période où Batman a disparu après sa confrontation contre le Gant Noir et son emprisonnement puis sa mort "présumée dans Final Crisis.C'est du solide.

7)Batman KnightFall T1-T2-T3 et plus...est une oeuvre incontournable pour l'historiographie du chevalier noir: c'est historique et inédit.Un must.


8) Batman Dark knight returns qui est pour moi le chef d'oeuvre absolu sur Batman...Que dire d'autre...?Si lu et relu maintes fois avec une belle traduction plus poétique de la part d'Urban.


9)Captain Marvel T1 dans la collection VO Essential US: un vrai bonheur de se replonger dans ses années où je découvrais plus tard en France un de mes personnages fétiches: que je regrette sa mort...même si l'album qui la conte est magnifique!


10)Invincible 8: du super-héros avec un grand S, de l'action à Gogos, de l'émotion façon Spider-man à la grande époque de Romita SR! Je pense et je pèse mes mots qu'INVINCIBLE  est la quintessence de ce qui peut se faire de mieux super-héroïquement: et ça grimpe en puissance.


11) Une petite dernière pour la route, car j'apprécie particulièrement les super-héros qui se mettent à dérailler : IRRÉCUPÉRABLE ou quand le plus grand des super héros se met à tuer tout le monde: lisez toute la série : 5/7 pour l'instant.


 et aussi toutes les séries du Relaunch DC en kiosque et en librairie avec une mention spéciale pour Swamph thing, Animal Man , Wonder-Woman et le dernier Tome Justice League...



Verdict : à vos lectures mais AÏE! AÏE!AÏE! aux bourses!



jeudi 22 novembre 2012

Kick-Ass 2 :ça déménage..dur!



Kick-Ass 2 fin du diptyque, en attendant le troisième opus! Mark Millar est mon scénariste Marvel préféré et de loin(surtout loin d'un Bendis!). Souvent il a su renouvelé le genre en  y apportant des histoires solides et matures : il suffit de penser au fameux Wolverine, Ennemi d'État, ou au plus récent(encore avec Wolvie)Wolverine Old Man Logan, pour se convaincre que Millar est un "très bon." Bien-sûr, n'oublions pas les célèbres ULTIMATES de la première heure et tant d'autres encore...

Néanmoins, Kick-Ass est intéressant à plus d'un titre car c'est une création personnelle  et en tandem,  avec un autre grand artiste : Romita Jr!(J'y reviens de suite). 

Kick-Ass, nous le savons, veut ancrer le côté super-héroïque dans le monde ordinaire de notre quotidien en le rendant réaliste: ici les SUPERS n'ont pas de pouvoirs, ils sont simplement de chair et de sang, et peuvent mourir à tout instant : ils ne ressuscitent pas! Pour autant, Millar et Romita JR) ne semblent pas restreints dans l'exagération des postures ou des combats, quand ils mettent en scène la petite fille de moins de 10 ans: HIT GIRL.Il faut bien tout de même une touche irréaliste, pour capter le public comics super-héroïque du moment...

L'histoire est sombre, violente(très), dure, mais en adéquation avec les péripéties  du récit qui ont conduit les personnages(et le lecteur) vers ce dénouement(provisoire)fatal: Kick-Ass, Hit-Girl et leurs comparses vont devoir affronter le gang des Vilains menés par Mother Fucker(anciennement Red Mist)...


Je dois avouer que les dialogues de Millar tombent justes, rien de superfétatoire, toute parole semble vraiment à sa place.Millar exploite l'humour noir à merveille, et on s'étonne presque, de pouffer de rire à beaucoup de répliques cinglantes que se balancent cyniquement les protagonistes : les meilleures? Certainement celles de Hit-Girl et de Kick-Ass!

Néanmoins, si le tout n'était pas servi par un excellent artiste, Kick- Ass ne serait pas aussi réputé : Romita Jr est excellent(on voit que c'est son bébé!), il rend à merveille l'action explosive : des combats qui s'enchaînent à un rythme endiablé, et sans faille. Je sais que certains n'aiment pas  notre ami John R. JR, car il lui arrive aussi de bâcler ses dessins(soyons honnêtes), je pense à ses diverses prestations sur les Avengers...Mais quand il s'y met avec vigueur et passion, on sent comme une force brute se dégager de chaque planche, on ressent presque la puissance des coups(World War Hulk) ou les poses animales exemplaires magnifiques.(Wolverine Ennemi d'Etat mais aussi prochainement AVX pour Wolvie en tous cas!)) Kick-Ass ne déroge donc pas à la règle: s'y dégage toute la puissance du combat ainsi que les meurtrissures de chaque combattant.Romita Jr est vraiment un As, visuellement! Vous l'aurez compris, Romita Jr, quand il s'applique...j'en redemande!

Verdict : Une bd très violente, avec des dessins puissants, qui soulignent toute l'intensité d'une œuvre comme Kick-ASS.
Des dialogues Millarien, cinglants, qui défoulent, mais très truculents au final: c'est très jouissif; on rigole bien, malgré les mares de sang successives...
En fait, un des meilleurs duos du moment. S'il fallait le comparer à un autre duo célèbre, je pense que seul, Morrison et Quitely tiendrait la comparaison(bien que Jim Lee et Geoff Johns, c'est pas mal aussi! mais c'est trop récent, attendons de voir...)

dimanche 18 novembre 2012

Spéculation...ah ! spéculation...

Ce soir j'ai décidé de vous parler de la spéculation, au vu de certaines réactions passionnées et non raisonnées, sur le dernier titre en date: la fameuse variante  noire et blanc, Avengers vs X-Men à 400 exemplaires!


400 EXEMPLAIRES, je sais, ce n'est pas beaucoup mais je m'en fous(et ça rime!) car j'en est une, et ce grâce à mon libraire préféré.Ça sert un libraire qui s'occupe bien de ses clients, et sur qui on peut compter.Mais bon laissons mon côté sentimental...et passons au sujet qui nous occupe : qu'est-ce la spéculation?Si je me rappelle bien, cela vient déjà de la philosophie : c'est une pensée abstraite qui s'efforce de savoir, comme au moyen-âge, combien d'anges pouvaient se déposer sur le bout d'une tête d'épingle...ou si l'âme ou Dieu existe?Bon apparemment ce n'est pas ce sens qui va nous occuper.


Pour rigoler et mettre ses nerfs à dure épreuve j'appelle mon libraire préféré, du doux non de Spéculos, mais là encore, les gourmands le  savent, le spéculos est un biscuit des Flandres qui doit son goût particulier au mélange de cannelle et de girofle moulus qui le compose.D'ailleurs le spéculos accompagne merveilleusement bien le café...


Je passe sur les autres sens, et j'ouvre mon Petit Robert, et je trouve ceci : (et cela date de la fin du XVIIIème siècle(déjà)) :Opération financière ou commerciale qui consiste à profiter des fluctuations naturelles du marché pour réaliser un bénéfice. Enfin nous y voilà!


Pour tout connaisseur de comics, cela revient à acheter un comics plus cher que le prix éditeur.Un strange n°1 à 2000€, c'est plus cher que quelques francs en 1970!Le Deadpool monster n°1(raagh!!)que je cherche depuis belle lurette se trouve être plus près des 80€ que des 25€ initialement. Est-ce "emmerdant"? Oui.Est-ce normal?Non."Scuzez"-moi, j'ai parlé trop vite, c'est mes nerfs(comme beaucoup de forumers sur la toile!) qui parlent sans réfléchir(tout est là!)!Ma tête, maintenant,  me dit que OUI, c'est normal.Pour Deadpool, c'est bien fait pour ma g.....tronche, j'avais cas le réserver quand mon premier libraire "comics"m'en parlait.C'est bien fait,tiens!Après je peux pleurer à l'injustice parce que des spéculateurs en vendent à prix d'or, mais eux, moins couillons que moi, l'ont acheté à l'époque, alors c'est sûr je ne vais pas jouer les pleureuses(encore une fois comme certains...)si j'étais à leur place, le Monster en question, je le vendrais  cher aussi(si je l'avais en double!).D'ailleurs, que celui, grand amateur de comics, qui n'a jamais vendu plus cher, un comics rare à la vente, me jette la première pierre!Je ne dis pas, n'a jamais vendu de comics!Mais que celui ou celle qui en vend, ne vend-t-il pas plus cher quand le comics en question est un monster Deapool 1, un FF 1964 et 1966(Raahh!!) ou un omnibus Onslaught!?(celui-là je l'ai,eh oui mes amis!).

Donc première leçon : la rareté(comme les diamants)vaut un prix...et cher le plus souvent!
D'où ce principe, plus c'est rare, plus c'est cher: c'est vieux comme l'humanité, mais y a encore des ignares ou"couillons" pour l'ignorer.



C'est vrai que c'est rageant de voir une bd, 2x, 3x, 4x son prix, mais que voulez-vous, il y 'en a pas toujours pour tout le monde au fil des mois ou même des semaines quand ce n'est pas des jours!Il est vrai aussi, que certains en achètent plusieurs, quand ils flairent ou spéculent, que cette "pièce"de choix va devenir rare : est-ce moral?je m'en fous...Est-ce légal?Oui.Ce qui répond au" je m'en fous"précédent.Aucune loi, dans notre pays n'interdit à un pauvre hère d'acheter 1000 comics identiques si le cœur(et l'argent) lui en dit, son commerçant habituel sera content, l'économie française sera contente, mais, c'est vrai, il y aura beaucoup de pleureuses dans les chaumières.Mais c'est la vie au pays du comics...Et ce que je viens de présenter là, n'est que le principe de réalité, que certains aveugles car aveuglés par leur soif de possession, jaloux qu'ils sont, ignorent ou ne peuvent percevoir: l'offre implique la demande, la demande implique l'offre.Si les demandes sont très nombreuses, mais l'offre réduite; l'offre sera nettement plus cher qu'initialement.De plus le gars en question peut s'être trompé en escomptant s"'enrichir"(c'est pas Crésus tout de même!) surtout s'il a acheté beaucoup en vendant finalement très peu, donc sa prise de risque est pour lui, et il doit l'assumer...

Donc deuxième leçon : une offre réduite en face de beaucoup de demandes implique un prix plus élevé que la normale.

La fameuse variante N&B AVX de ces derniers jours entre, bien-entendu, dans le cadre de la deuxième leçon: c'est rare(que 400 exemplaires) pour des milliers de demandes et en plus, à un prix initial de l'éditeur 4.5x plus cher que les revues normales non variantes!Panini aussi, sait que quand c'est rare, c'est cher!Si cher?!je préférerais moins...mais est-ce moi l'éditeur qui décide du prix(principe de réalité!). Si je ne suis pas content, j'ai qu'à aller voir ailleurs...vers la non-variante qui existe d'ailleurs, c'est juste le carton qui change, pas l'histoire!Si je la veux comme moi, c'est que je la veux par passion de la chose rare, peut-être aussi par caprice de collectionneur, MAIS en aucun cas je n'ai le droit de m'acharner sur le particulier, le professionnel(le libraire) ou même l'éditeur qui la vend beaucoup plus chère qu'à l'accoutumée.Sinon, c'est un double caprice, je voudrais dans cette option "le beurre et l'argent du beurre". La spéculation, c'est un"jeu"; si je m'y engage, je dois "jouer" avec ses règles qui sont comme le dit la définition ci-dessus, fluctuantes, selon le marché de l'offre et de  la demande.


Donc troisième leçon : c'est le marché de l'offre et de la demande qui impose ses règles.C'est comme ça, et consciemment pour ou contre, nous y participons : si je boudais cette variante, et que dans le même temps tous, nous la boudions, cette variante finirait même par baisser; si elle monte, c'est que la grande majorité la veut, et l'achète conséquemment plus chère.(tous des couillons je vous dis!)


Un petit mot sur les libraires, maintenant.

Souvent, il leur est reproché, de vendre plus cher que le prix éditeur.Par exemple pour cette variante à 19.95€ prix éditeur, quel libraire actuellement la possédant encore, la vend encore ce prix alors que la demande semble énorme pour si peu d'exemplaires au final.Tout le monde la voudrait au prix éditeur, et c'est compréhensif, pour autant, le principe de réalité économique est autre : et le libraire, s'il est bon calculateur-spéculateur-veut agrandir sa marge si l'occasion se présente : tout bon professionnel le fera s'il le peut.
Notre responsabilité est de notre côté : jusqu'où irons-nous pour acheter un comic-book rarissime!?
En outre, je veux témoigner, qu'un bon libraire, dans la mesure de ce que les fournisseurs lui attribuent, réserve ce type de produits à ses clients fidèles(si ses clients lui demandent expressément bien à l'avance, normal, non!? vu la rareté!) et gourmands en comics(miam!), au prix éditeur(c'est mon cas). Le surplus, je comprends très bien qu'il le vende plus cher, selon la rareté du comics, aux éventuels acheteurs du moment(occasionnels), qui ratissent la toile pour y dénicher la perle rare, dont toute la toile, tel un gros buzz, se fait l'écho!


Donc quatrième  et dernière leçon : Si vous voulez la perle rare, attachez-vous à un bon comic shop des familles et prévenez-le bien à l'avance par courtoisie, de ce que vous voulez, après il faudra pas pleurer et jouer les capricieuses frustrées!


J'espère que j'ai éclairé certaines lanternes.

Je tiens à préciser que j'ai écris ce post, après avoir lu sur des forums, des énergumènes excités du bulbe, insulter, diffamer des libraires qui ne font, finalement que leur métier : vendre du comics...et vendre plus cher quand certains comics, selon la règle fluctuante de l'offre et de la demande(la dite spéculation), deviennent plus rares.Mon post était aussi un clin d’œil et un encouragement à tous ses professionnels passionnés qui officient dans  les librairies où nous aimons tant, nous fans, traîner nos galoches en perdant notre "temps" utilement...quoique...dit ma femme...

samedi 3 novembre 2012

speed chronic de luxe 8: du manga en voila en veux-tu!


1)Gen d'hiroshima: une oeuvre forte, premier manga à être introduit en Europe, racontant les péripéties véridiques de Kenji Nakazawa, via le personnage de Gen.C'est un Must Have, un chef d’œuvre absolu du manga mais aussi de la bd mondiale, et je pèse mes mots.C'est l'histoire de la bombe lancée sur Hiroshima et de ses conséquences sur une famille nippone, en l’occurrence  celle de Gen. Malgré certaines horreurs dépeintes par certaines planches presque insoutenables, Gen est un manga bourré d'humour, d'espièglerie à la façon de Tom Sawyer, qui permet à chaque instant de contrebalancer les horreurs quotidiennes.On apprend beaucoup sur le japon fasciste de l'époque, mais on rit surtout beaucoup.Malgré les apparences, des enfants à partir de 8 ans, peuvent le lire, tellement la joie de vivre et le rire sont présents.
10 tomes pour une odysée incroyable pleine de tristesse, d'amour, d'amitié et de rires!A LIRE ABSOLUMENT pour tout fan de bd.



2)Akira:Encore un autre chef d’œuvre du manga. Je l'avais commencé il y a fort longtemps, du coup j'ai acheté la version noire et blanc en 6 tomes de 300 à plus de 400 pages aux éditions France loisirs, la même que chez Glénat, mais moins cher.
Pour dire tout le bien que j'en pense en un exemple: j'ai arrêté Walking Dead pour me consacrer d'une traite à toute la lecture de ce fabuleux manga!
Quelle inventivité, à chaque case, on ne s'ennuie jamais! La pression monte dans cette histoire post-cataclysmique où les pouvoirs paranormaux sont légions et dont le plus puissant mutant se nomme AKIRA.KANEDA, héros de l'histoire va avoir fort à faire s'il veut sauver le monde de Tetsua, mutant à la puissance phénoménale et rival d'Akira. L'éradication est proche...
Encore un bouquin, que tout fan de bd devrait  lire absolument, qui n'a pas pris une seule ride, et que les fans de comics devraient apprécier et lire sans ambages.Une œuvre magnifique, écrite par l'excellent Katsuhiro Otomo.
C'est ce manga dans les années 80, qui a fait exploser le manga en France.Une référence incontournable, donc.


3)Battle royale perfect Édition: 3 tomes reliés à ce jour qui recoupent chacun 3 tomes du manga broché originel. Entre 300-400 pages de lectures, non stop, servies par des planches et des cases de toutes beautés.Mais attention, le "programme" comme l'appelle le gouvernement, va vous embarquer dans un déchaînement de violence et de rythme, que bien peu d’œuvres américaines ou européennes peuvent se prévaloir.Même Walking Dead à mon avis, ne rend pas aussi addict : on veut savoir qui va mourir et comment. 
Le "programme": chaque année, une classe de 3ème est choisie pour être emmenée dans un coin perdu de l'empire, où chaque élève, ami ou pas, doit s’entre-tuer sans pitié.Une œuvre qui révèle sur chacun, la nature humaine la plus noire...
Hunger Games en comparaison est un conte de fée...
Koushun Takami a adapté son roman Battle Royale en ajoutant d'autres "péripéties" qui en font donc plus qu'une copie, mais une œuvre géniale à part entière.
Je le redis les dessins de Masayuki Taguchi sont sublimes de réalisme et de proportion.Mais âme sensible s'abstenir car en ce qui concerne la violence ça va très loin...



Pourquoi une speed chronic dédiée aux mangas? Car il ne faut pas être sectaire. Trop de lecteurs de  comics, mangas et franco-belges restent dans leur giron respectif, à lire(à cause de la quantité), alors que des chefs d’œuvres qui leur plairaient sûrement, se trouvent dans le bac d'à côté.


Donc vive le manga, le comics et la bd belge!tant que les oeuvres sont belles et bonnes à lire.J'espère que j'ai donné envie à beaucoup.

007 jamais plus... pareil !








Un blog abandonné...mais pour la bonne cause: beaucoup de lectures diverses plus un film: SKY FALL.

Si je lis beaucoup je ne poste pas beaucoup, vous voyez la nuance, donc l'inverse est vrai aussi... avis aux autres blogs...



J'ai toujours été un fan des James Bond, avec une préférence pour Sean Connery, suivi de près par un Daniel Craig, qui a su donner à l'agent 007, une autre tournure loin des pastiches et caricatures, qui font de Bond un mec invincible aux gadgets impossibles, et à la réplique irrésistible, tant dans les phases de combats que dans les valses avec ses dames, les bien-nommées James Bond's girls.

Daniel Craig a réussi à insuffler depuis le très bon Casino Royal, un nouveau souffle, à un personnage, malgré les succès commerciaux, en perte de vitesse(l'époque Brosman) car redondant dans ses caractéristiques intrinsèques.Au moins Craig depuis son premier Bond a réinvesti le personnage, en campant un 007 plus dur, plus froid, plus intériorisé et dans le même temps beaucoup moins loquace faisant ainsi passer le ton du personnage par des yeux bleu froid plutôt que par des paroles hâbleuses.

Sky Fall ne déroge pas à la règle, mais en allant plus loin encore: Bond est très silencieux dans ce film, mais ce silence est proportionnel à l'émotion qu'il dégage, toute en retenue. On sent un Bond blessé, intériorisant son passé, faisant son sale boulot d'agent car il "obéit" presque maternellement à "M", sa mère de substitution.
Sans ce boulot d'agent secret, les démons de Bond, tapis au fond de lui réapparaissent(qui comprenne qui pourra car je ne veux pas spoiler ceux qui n'ont pas vu le film!):l'alcoolisme, le désoeuvrement, l'inutilité...et le manque d'amour.

Car Sky Fall nous montre ENFIN le tréfonds de l'âme de James: noire, perdue, désespérée...Son métier c'est finalement toute sa vie, c'est son socle d'où il peut vraiment être fort, être en fait un James Bond; et non plus un pauvre hère orphelin sans amour...


James Bond n'existe par conséquent que par son métier, en tant qu'agent il va de soi, mais surtout en tant qu'homme sinon sans ce dernier il n'est plus qu'un homme perdu, voire un déchet...C'est pourquoi, même sur le retour Bond s'accroche, il n'est peut-être plus au niveau, physiquement, mais sa volonté est de fer, elle n'a pas flanché, elle n'est pas brisée: il s'accroche car il aime ce qu'il fait : Bond a des convictions.



Ce Bond est le moins Bond de tous, il casse les codes classiques : grosse base secrète, avec moult ennemis, plan pour dominer le monde façon spectre, etc.
Sauf le thème musical et quelques clins d’œil du passé en hommage avec les 50 ans de 007 au ciné, nous rappellent qu'on est en train de visionner un James Bond.
 Est-ce un mal? Pas du tout!Au contraire cela prouve que c'est un très bon film qui se suffit à lui-même.

Le méchant, double machiavélique de Bond par le métier, mais si éloigné de lui par les convictions, est un sérieux ennemi,  et toujours convaincant.

Sky Fall est aussi une sorte de Relaunch.


Vous l'aurez compris, Sky Fall est un des meilleurs Bond, si ce n'est le meilleur....