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jeudi 5 juillet 2012

KINGDOME COME CHEZ URBAN!




  KINGDOME COME d'Alex Ross et de Mark Waid est un vrai chef d'œuvre tant vis à vis du dessin que de l'histoire contée. Pour autant, si vous ne maîtrisez pas encore l'univers DC ou que vous êtes novice, cela peut faire peur tant la kyrielle de persos en présence est impressionnante. Pour autant, l'histoire en elle-même, est totalement lisible, s'ancrant essentiellement sur le personnage le plus connu du monde des comics: Superman. Batman n'est d'ailleurs pas en reste, de même Wonder-Woman. En toile de fond figurent aussi Flash(Jay, le premier Flash!), Green Lantern(Alan, le premier des Lanterns terriens) et bien entendu, pas loin d'une centaine d'autres! Où c'est peut-être le plus difficile, c'est de cerner le personnage du Spectre et peut-être du Captain Marvel(Shazam!) qui jouent tous deux, respectivement, des rôles importants.

Pour autant, on peut quand même aborder ce comic-book, sans  être une encyclopédie vivante de DC...Car c'est en fait une histoire sur Superman.Un Superman complexe, loin des clichés ignares habituels, un Superman donc tout en doute, ayant perdu la foi en lui-même et dans les hommes, qui ont fini, un jour, par le rejeter, en le remplaçant par un "héros aux méthodes violentes et expéditives! C'est donc un Superman en pleine reconstruction, face à ses propres angoisses et doutes, qu'ont décidé de nous conter Waid et Ross: c'est d'autant plus paradoxal, que l'Homme d'Acier est à l'acmé de sa puissance : la Kryptonite  n'a pratiquement plus aucun effet sur lui!

L'Histoire


Devant les horreurs commises dans le monde, dans l'affrontement des vilains contre la nouvelle génération de super-héros, Superman, vieilli, s'autorise à sortir de sa réserve, et d'affronter à nouveau, la réalité d'un monde qui est devenu sans cesse plus dur et plus violent, augmentant de ce fait, la méfiance accrue des hommes "normaux", au pouvoir des nations.
Superman avec l'aide de WW et de la vieille garde, va recruter et éduquer la nouvelle génération, et tenter aussi de réformer jusqu'aux vilains-mêmes!
De ce fait, Ross et Waid, montrent dans leur histoire, comment une Utopie quand on veut à tout prix l'appliquer, des idées aux faits, se change irrémédiablement en Dystopie. Car le Spectre l'a annoncé, le royaume arrive irrémédiablement et avant lui précède l'apocalypse, germe et signe avant-coureur de destruction...Seul Superman peut arrêter cette folie, mais ses propres alliés doutent de lui, WW en premier chef, qui a fini par ressembler davantage à la guerrière née qu'elle est-l'amazone-qu'à l'ambassadrice de paix envoyée vers les hommes!IL ne reste pour Superman que Batman...

Et un autre pion va entrer en scène, introduit par la Némésis de Superman, Lex Luthor, le puissant Captain Marvel, seul capable en force brute de contrer Superman!

Une belle et forte histoire!


Quant à l'édition proposée par Urban, elle se présente comme la réplique de la version absolute de la version américaine hormis la taille de l'ouvrage plus petite que la version standard absolute VO.Vous y trouverez la genèse de cette œuvre, contée par les artistes, une préface, des postfaces, plein de croquis, et une table indiquant pour chaque case du book, la nomination visuelle de chaque perso!
L
Mais là où le bas blesse, c'est que les dessins d'Alex Ross sont reproduits sur papier non glacé:le résultat est tout à fait correct si on possède pour la première fois cette version. Cependant si on compare cette version non glacée à celle glacée de l'époque de Semic, on s'aperçoit vite que côté dessin cette dernière lui est supérieure: sur celle d'Urban, le dessin est moins en relief alors qu'il en gagne sur papier glacé, les aplats noirs(pour les ombres) sont plus plats, moins nets, la couleur, un brin affadie...Je trouve que c'est très dommage que Urban ait fait ce choix malencontreux de papier non glacé surtout pour un artiste tel que Alex Ross qui prend toute sa mesure sur ce type de papier! Pour autant, c'est une version globalement indispensable, étant tout de même la version absolute, pour un prix modique:28€ pour près de 400p!


VERDICT: UNE SUPERBE BD DANS UN BEL ÉCRIN, UN "ESSENTIEL" DONC!
LE CÔTÉ MOINS, C'EST LE TYPE DE PAPIER UTILISÉ(NON GLACÉ)
LE CÔTÉ PLUS C'EST SUPERMAN DANS TOUTE SA COMPLEXITÉ!

vendredi 18 mai 2012

V POUR VENDETTA. SUPERBE!



Il y a des comics qui marquent, et V pour Vendetta est de ceux-là.Un pur chef d'œuvre!Tout le monde connaît le film, et  peut se demander, si le lire en format comics-book, peut apporter un plus...
Si le film reprend merveilleusement bien l'"essence" du comics, il ne peut, étant un autre médium, saisir toute la richesse de V pour Vendetta, que cela soit les personnages  et intrigues secondaires, ou même la condamnation sans appel d'un système autoritaire qui brise toutes les libertés humaines.Le personnage de V est fascinant, un Cyrano de Bergerac moderne citant tour à tour Shakespeare et moult auteurs classiques...tous dans le but de déclencher en l'humain l'élan salvateur.

Franchement je me suis régalé à le lire, au dessin David Lloyd fait merveille, Alan Moore, que je préfère ici que dans Watchmen même, utilise un style fluide, non ampoulé, tout en "forçant" le lecteur, que nous sommes, à réfléchir longuement sur les diverses thèses de V, du genre:"L'Anarchie n'est pas l'absence d'ordre mais plutôt l'absence de Maître!"


J'avais toujours hésité à le prendre chez Panini, mais l'édition Urban est tellement belle et soignée et moins chère...qu'il faut sauter dessus.(28€ contre 30€ pour 352 p!) En bonus, des pages lisibles de David Lloyd s'adressant à Moore, plus divers croquis, sur la construction du personnage de V. De plus encore , nous trouvons au début 2 préfaces signées Lloyd et Moore, puis une très longue Postface de MOORE(5 ou 6 Pages!)sur la création et l'évolution de V pour Vendetta, accentuée surtout sur le personnage de V.

Pour ma part, j'ai trouvé cette œuvre essentielle, à posséder absolument, pour tout fan de comics et de BD en général; c'est une œuvre très forte, une de celles, qui je crois, marque un lecteur du 9ème art...à jamais.



Verdict: A acheter les yeux fermés, un pur chef d'œuvre, Alan Moore et David Lloyd au mieux de leur forme!Et une édition de la part d'Urban, impeccable.


ps :V pour Vendetta est un comics VERTIGO, label de DC.
A ACHETER ICI

dimanche 6 mai 2012

LE RETOUR!!!


Après 2 mois d'absence-j'avais la flemingite d'écrire-je reviens avec ma hotte plein de comics!Je viens de finir Flashpoint 3, Green Lantern Showcase 2 et Batman Showcase 2!Les deux premiers sont excellentissimes!avec un scénard haletant, on tourne la page avec passion et fébrilité.Ces deux titres, plus encore que Batman emporte vraiment mes suffrages et sont en terme de qualité scénaristique à des années lumière de la concurrence Marvel.Leurs dessins respectifs aussi, mettent superbement ces péripéties en valeur.Vraiment de l'artillerie lourde! Aux fans de Marvel, qui n'ont pas daigné encore lire du DC, précipitez-vous dessus, car c'est là que cela se passe, vraiment! Dans le même temps j'ai lu le dernier Fear Itself que je trouve très décevant; ça manque vraiment de panache!On ne comprend pas vraiment comment Thor meurt etc.Les combats plutôt elliptiques, sont envoyés en moins de temps qu'il faut pour le dire...Pas terrible.
Pour tout dire, j'ai bien mieux apprécié le Spidey de ce mois...


Beaucoup de choses en librairie, avec des titres DC canons, comme WW2, Batman 2, Green Lantern 1, Superman 2, et bien-sûr l'excellent Batman-Amère Victoire...Ce sont vraiment des albums de très grande qualité, avec de grands artistes aux commandes. J'ai aussi, un petit chouchou dans la gamme Vertigo: Soldat Inconnu: sous fond historique, nous est conté les massacres en Ouganda!C'est violent, dur et assez effrayant, car c'est réél!Néanmoins,une sorte de punisher de la jungle, avec les mêmes méthodes(torture...) va vite remettre de l'ordre...

J'ai moins aimé TOP 10(vertigo) d'Alan Moore...

Un Marvel moyen ce mois-ci contre un excellent DC, amené par des éditeurs de qualité: Urban!
La fin mai, risque de prolonger le score, avec les fameux titres Renaissance qui sortent tant en librairie qu'en revue!

N'oubliez pas aussi le fameux Kingdom Come dans la collection DC Essentiel: c'est Alex Ross qui est aux commandes de ce classique, qui situe l'action dans le futur, où les héros d'hier sont tombés dans l'oubli, et de nouveaux, plus violents accaparent l'espace, et franchissent allégrement la fameuse ligne rouge!Superman a disparu...Batman s'est désengagé...pour autant, comme le fameux symbole sur la poitrine de l'homme d'acier, l'espoir ne pourra revenir qu'avec celui qui le porte le mieux: Superman...

A bientôt!



vendredi 2 mars 2012

FLASHPOINT: la bd du mois!!!


Flashpoint est une superbe bd, pleine d'actions et de suspense: voilà ce qu'on aimerait voir davantage sur les revues comics du mois. On suit avec plaisir un Barry Allen, meurtri par le meurtre de sa mère par le très méchant Reverse-Flash(mieux que Néga-Flash de Urban)qui a juré de pourrir la vie de Flash en touchant sa famille. R-Flash a ourdi un plan tellement machiavélique, que les répercussions vont chambouler sur ses bases-mêmes, le DC Universe!Et le Relaunch suivra...Déjà à la fin de ce premier numéro, Flash commence à ne plus reconnaître sa ville, son monde et ses collègues de la JLA! Et où est donc Superman...?


Je préfère ne pas résumer le début de cet arc pour vous laisser toute la surprise,mais croyez moi c'est une BOMBE! On tremble pour Flash et son entourage; R.Flash apparaît comme l'ennemi le plus sérieux de Flash et peut-être de toute la communauté super-héroïque, tant son pouvoir à manipuler le flux temporel semble grand.

Pour cette sortie presse, Urban frappe très fort avec un titre boosté aux amphétes, à ne rater sous aucun prétexte. A noter encore une fois, tout le soin apporté au travail éditorial, qui a vraiment le souci d'informer le lecteur lambda, pour disposer au mieux sa lecture: pour les anciens, la piqûre de rappel fait aussi du bien. On sent que chez Urban, ils aiment leurs personnages, pourvu que cela continu...


Verdict: La MEILLEURE revue du mois de février: on est tellement hypnotiser à sa lecture, qu'on ne décroche pas une nano-seconde.
Un vrai bonheur!

dimanche 26 février 2012

speed critic de luxe n°9


Superman, malgré les apparences et les clichés qui sont véhiculés, est loin d'être un personnage facile à gérer dans une histoire.On pourrait avoir l'impression qu'il n'est que d'un bloc, force du bien absolu, alors qu'en fait, c'est peut-être sûrement le personnage le plus difficile à traiter, si on veut bien-entendu, au final, une bonne histoire. Dans ce Superman-Super fiction, l'homme d'acier, contrairement à l'acier en question, apparaît comme un être sensible, humain, prenant la condition humaine, comme le montre si bien la dernière histoire contée de ce tome"Vue d'en bas", ma préférée au passage...
C'est rare de nous présenter un Superman, travaillant en civil, au milieu des mineurs, ou buvant une bonne bière avec eux! Tout ceci pour dire, qu'il est facile de "travailler"Superman, dans l'image de force brute redresseur de tords, qu'il semble être habituellement, mais ceci dénote le manque de talent et d'inspiration que certains "artistes" entretiennent avec l'Homme de demain!
Joe Casey a parfaitement compris l'essence de Superman, un "homme" supérieur mais qui ne sacrifie jamais son humanité et sa compassion pour les hommes.Ce recueil de nouvelles(5 en tout) se lisent indépendamment tout en gardant un fil conducteur avec les histoires précédentes.Vraiment une très bonne surprise ce recueil, en attendant la suite avec bonheur.

Verdict : Un Superman présenté plus vers son intériorité que vers sa puissance brute.
Mais les deux composent l'avers et l'envers, d'une même pièce de tissu...





Heureusement que je lisais Wonder-Woman en VO(de Gail Simone) car sous nos contrées, l'amazone semblait à jamais interdite de visa, et perdue à jamais sur l'île de Themyscira. Urban fait son entrée et revoici WW, que nous retrouvons avec plaisir...C'est un nouveau look plus moderne qu'arbore WW, sous la houlette de Straczynski: j'aime bien pour ma part.Les dessins de Phil Hester sont bons, mais pas pour autant "parfaits"façon Jim Lee. La couverture par contre de Alex Gardner ainsi que les covers intérieures, sont superbes de précision, donnant à Diana Prince, une beauté sans pareille.
Alors qu'est-ce que vaut ce premier tome de WW? On y découvre presque une WW Earth One, tant les pré-requis de la belle, ont été changés : on assiste à une Diana, amnésique, découvrant peu à peu ses nombreux pouvoirs, et cheminant parmi ses compatriotes amazones.Mais ici tout est revisité avant même l'heure du Relaunch, qui je crois, redéfinit encore moins Wonder-Woman, gardant même le même costume d'origine...
Cependant on reconnaît tout de même bien le caractère de Diana: femme indomptable, farouche à souhait, dont les hommes ne l'impressionnent guère: une chose est sûre, WW ne rentre guère dans les standarts(et c'est tant mieux!) que certains hommes confèrent d'office à la femme: soit mère,soit épouse, soit amante!!! Au moins avec WW, on a en présence une femme forte et déterminée, ayant construite sa propre personnalité, loin des lubies masculines. C'est pourquoi, aussi, elle nous apparaît(dans ce volume et d'autres)si attirante tout en étant impressionnante, pour nous simples mortels.
En tous cas, ce tome ne déroge pas à la règle des nombreux récits sur WW : beaucoup d'actions, de violences et de morts...
Mais après tout, c'est une guerrière née, une amazone...

Verdict : ce n'est pas meilleur que du Gail Simone, mais c'est tout de même agréable à lire.ET voir Wonder-Woman, c'est comme être devant la Femme parfaite...et Divine donc terrible....

PS: Superman comme Wonder-Woman ont bénéficié d'un traitement librairie de bonne qualité, avec en supplément pour la belle amazone, un beau texte de Linda Carter(ancienne WW à la tv) sur la personnalité de WW, plus un texte de Jim Lee sur la nouvelle WW(la nouvelle tenue a été de lui après moult recherches!)et un de Straczynski sur "repenser les origines".





vendredi 24 février 2012

DC le retour...chez Urban!DC Anthologie et Batman sombre reflet:SPEED CHRONIC DE LUXE 8

   
    J'ai terminé 2 livres chez Urban: DC Anthologie et Batman, sombre reflet.
Pour tout vous dire , le premier est une vraie pépite, une très belle introduction au monde de DC comics, en remontant chronologiquement, par les histoires les plus nécessaires "pédagogiquement,"pour comprendre et assimiler ce monde"nouveau": pas vraiment nouveau, mais ce qui manquait à la distinguée concurrence en France, c'était une publication ordonnée, où l'on puisse voir chaque récit dans un plan d'ensemble; et sur ce point le pari semble réussi, car pour chaque arc publié, Urban l'a  situé chronologiquement dans l'ensemble: de ce point de vue, Urban se veut pédagogue envers le lecteur, tout en présentant aussi pour le Batman(ou Superman et Wonder-Woman) les personnages , les artistes etc.On n'est pas perdu, on sait où l'on va: merci Urban.
Pour revenir à DC Anthologie, le papier épais est de bonne facture, les histoires imprimées y rendent bien: j'ai l'impression que selon l'artiste qui officie, Urban choisit le type de papier à utiliser: glacé ou pas?
Chaque histoire est présentée par une introduction générale historique, remettant en place chaque événement de la période décrite pour servir de prologue à l'histoire qui suit.C'est une bonne chose.De plus il y a aussi des pages qui concluent après chaque grand arc ou âge, vu que le bouquin est découpé en 4 âges(OR, Argent, Bronze et Moderne). Pour être pointilleux, on aurait pu signifier à Urban, sous l'autorité de Paul Levitz(grand connaisseur de DC) l'oubli de l'âge de Platine et du Dark Age!Mais bon, ce ne sont peut-être que des détails après tout.
Les histoires sont plaisantes, beaucoup d'inédites sauf quelques unes, comme la première pour Superman, ou l'origine des des 5 horreurs de la planète Ysmault déjà contée dans l'anthologie d'Alan Moore publiée par feu panini.
Je dois l'avouer, j'ai appris des choses sur l'origine de tel ou tel ou en tous cas, des souvenirs enfouis ont pu grâce à Urban, refaire surface.
Je n'ai relevé que 2 erreurs(à ma souvenance!): La Légion des supers-héros n'officie pas au XXXème siècle comme le raconte Urban, mais bien au XXXI siècle!(un siècle de différence tout de même, ça compte!) et le numéro 75 de la mort de superman ne s'est pas écoulé à 3 millions d'exemplaires mais bien à  plus de 6 millions!
Sinon mon verdict : c'est un bouquin absolument nécessaire pour comprendre les bases et les jalons de l'univers DC: jetez-vous dessus pour un prix modique: 22,5€ pour 288p! Urban a bien bossé, nous faisant de belles introductions: on aimerait un tel travail pour Marvel, hein Panini!


Batman, sombre reflet, de Scott Snyder, est pour ce premier tome, une excellente histoire, matinée de suspense et de révélations assez surprenantes sur le fils du commissaire Gordon. Et cette question lancinante: est-ce vraiment un tueur psychopathe ou est-ce le fruit du hasard si là où il passe, les meurtres fleurissent comme les fleurs au printemps!
Une histoire donc très intense, qui se passe après Blackest Night(voir la frise chronologique inclue en première page pour situer chaque histoire dans la grande histoire DC)et dessinée par Jock et Francavilla, artistes qui servent à merveille une histoire sombre, où les couleurs bleu nuit sont dominantes.
Précisons encore un point: ce n'est pas Bruce Wayne qui porte la cagoule de Batman mais bien Dick Grayson.Bruce Wayne s'occupe de Batman Incorporated, la grande idée de Morrisson, pour implanter un batman dans chaque grande ville du monde où l'injustice et la peur règne.


Verdict:Une des meilleures histoires de ces dernières années sur Batman!Si vous aimez le Dark Night, foncez c'est pour vous!

lundi 2 janvier 2012

Et une année de plus...de Comics!





         Ce début d'année, marque la fin d'une ère pour DC Comics en France, via le célèbre éditeur Panini, qui n'a pas su convaincre la Distinguée Concurrence de lui laisser Superman , Batman et consorts...Apparemment DC a jugé que la politique éditoriale de Panini souffrait de manquements inacceptables, et que l'animal paniniesque  n'était plus à même de conduire ses super-héros vers des cieux français plus propices!Il est vrai que les amateurs de DC n'ont pas eu la manne souhaitée durant cette année et qu'il était urgent de changer d'éditeur!C'est chose faite, car 2012 verra Urban Comics reprendre la main et l'on croise déjà les doigts.Néanmoins leur politique éditoriale paraît cohérente, il suffit de penser à leur collection DC Anthologie, pour croire enfin à des publications rationnelles, qui ne se moquent pas du public et orientent chronologiquement l'amateur vers un semblant de pédagogie:  pédagogie qui manquait cruellement à l'éditeur italien!

Aussi nous espérons tous, que Urban soit à la hauteur de l'événement, et vu  les prochaines publications kiosque, en tant que fan, je suis déjà rassuré: il y aura du choix, et surtout nous allons "dégusté"beaucoup de Green Lantern; ce qui paraît logique car c'est là, en ce moment, pour le temps français, que "tout" se passe!Mon seul regret, c'est que Brightest Day soit relégué pour l'année 2013: perso autant le faire tout de suite ou jamais...car 2013 aura, pour l'actualité comics, d'autres chats à fouetter que BDay!Mais bon, c'est mon avis!

L'autre événement de l'année côté US,et cela continue, aura été le fabuleux Relaunch DC, qui aura tout pulvérisé sur son passage: Marvel a pris un sacré coup dans l'aile! DC a démontré qu'en dépit de la crise Comics, elle pouvait innover en prenant certes de gros risques, mais comme disait quelqu'un, il n' y a pas de gloire à triompher sans risque.Beaucoup de mauvaises langues, et  particulièrement  françaises(blogs, sites...) avaient joué les Cassandre, en pronostiquant le pire, et le fiaso à court terme! Au contraire, le fameux New 52 a dynamisé DC et a écrasé la concurrence, avec des titres phares comme JLA, Action Comics, et bien-sûr Batman, qui ont tous fleurté voire dépassé la barre des 200 000 exemplaires!Mais ce succès DC, loin d'être égoïste, a relancé dans sa globalité toute l'industrie américaine du comics!C'est donc un véritable succès, qui prouve qu'il faut sans cesse innover, mais sur des bases, et non pas à la surface des choses,  en effleurant les intrigues, et en reprenant le cours des histoires comme si de rien n'était : je pense ici bien-sûr à Marvel, qui n'a pas su tirer son épingle du jeu.Crisis en son temps avait su aussi être un modèle pour Marvel, mais Crisis avait touché les bases profondes d'un monde: c'est ce qu'a fait de même ce Relaunch: bouleversé mais avec cohérence!

J'en profite aussi pour dire que Relaunch n'est pas Reboot: on "relance" des séries en gardant des continuités(Batman & Robin), en  en modifiant d'autres, et en effaçant certaines! C'est que ce Relaunch est un objet complexe, mais certainement pas un banal Reboot, d'où son grand succès: quelque part, on pourrait le comparer dans l'idée, un peu, avec le House of M de Marvel, où la continuité est modifiée tout en gardant des fondamentaux.

En tous cas la venue d'Urban, nouveau concurrent sur la scène française comics, se présente comme une saine compétitivité, où Panini devra trouver plus de cohérence s'il veut convaincre. Ce dernier va devoir faire face à un renouveau du marché comics français, où enfin un éditeur exclusif détient de plein droit la licence DC. Il est sür que les portefeuilles moyens, dont le mien ne pourront pas tout suivre, et que de toute façon ils ne le voudront certainement pas: la différence se fera sur la qualité, c'est pourquoi, je pense, que c'est un piège tentant dans lequel Panini est en train de tomber: celui d'inonder massivement le marché comics pour peut-être essayer de noyer le nouvel arrivant qu'est Urban! La qualité ne pourra pas suivre, les collections sans beaucoup trop de cohérences, entre celles qui s'arrêtent, celles qui commencent ou qui recommencent, le lecteur lambda, se trouve projeté dans un labyrinthe à la MINOS incompréhensible...
Un choix obligatoire devra s'opérer entre celles, essentielles à la continuité, et celles anecdotiques!  Pour ma part, on a tellement manqué de DC, que je ne ferais l'impasse sur aucune revue, surtout que les histoires pour en avoir lues en VO sont très enthousiasmantes.

Maintenant s'il fallait retenir quelques 1-"essentiels" comics  évents de 2011, ce serait cette liste:
                                  -X-Men, le Commencement au ciné.
                                  -L'énorme Crossovers BLACKEST NIGHT .
                                  -La JLA Relaunch de JIm Lee & Geoff Johns.
         -
                 2-événements importants comics 2011 ce serait cette liste:
Pour Marvel
                              -La mort de Sentry!
                              -La mort de la Torche(très émouvant!)
                            -Le retour de la première Torche historique des invaders.
                              -Le Punisher revient humain!
                         -Général Ross est le HULK ROUGE!
                              -La peur gagne avec Fear Itself
                      
 Pour DC
                               -New Krypton est née...et morte.
                               -Supergirl perd son père tué par RÉACTRON.
                              -Le nouveau Batman est Dick Grayson et fait équipe avec Damien Wayne, le nouveau Robin!
                  
                               -Batman alias Bruce Wayne n'est pas mort et revient!
                               -Batman incorporated est né.
                             -La lanterne Blanche doit trouver son nouveau sauveur!
                          -Une nouvelle équipe de Lanterns voient le jour :les New Gardians!

                -3- quelques bons et beaux livres 2011, ce serait cette liste:

                      -Wednesday Comics(DC): Merveilleux format et artistes!
                     -Superman VS Mohammed Ali, Atlantic prestige: En coffret SVP, et édition géante et bonus!
                      -Batman Haloween: du très bon!
                     -Marvel Absolute Les Héros Marvel de TIM SALE: quel Layout!
                     -ET l'Énorme OMNIBUS historique VO des New 52 RELAUNCH DC de plus de 1200 pages!



Et même si c'est en 1985 relisez  CRISIS DE MARV WOLVMAN ET du fabuleux GEORGES PÉREZ!C'est comme la madeleine de Proust, elle nous remémore que le meilleur est quelquefois déjà écrit!





Et j'allais oublié: BONNE ANNÉE À TOUS! BONNES LECTURES!ET SOYEZ TOUJOURS ÉMERVEILLÉS DEVANT CES TYPES BARIOLÉS, BONS OU MÉCHANTS!

mercredi 9 novembre 2011

DC NE RELANCE PAS SEULEMENT SES TITRES MAIS TOUTE L'INDUSTRIE COMICS!

Vu sur le net :

 

Octobre, un mois de records pour DC et l'industrie des comics

L'impact du redémarrage de 52 titres DC ne cesse de se répercuter


Le mois d'octobre aura été le mois des records pour DC (devenu le plus gros éditeur de comics) et même plus généralement pour l'industrie des comics.

En effet, le mois d'octobre a vu les plus grosses commandes (en dollars) de libraires pour les titres du top 300 depuis 1996. En octobre, les libraires ont commandé pour 25,36 millions de dollars (environ 18,39 millions d'euros) de comics du top 300. Le précédent record avait été établi en 2008 avec 24,9 millions de dollars (environ 18 millions d'euros) de commande.


DC a aussi ravi à Marvel le record du nombre de titres placés dans le top 300 avec, attention, 129 titres placés (dont 19 titres dans le top 25). Marvel avait atteint les 119 titres placés en décembre 2008 et juin 2009. Le précédent record de DC était de 107 titres placés en octobre 2007.

Enfin, DC a aussi raflé le record du plus grand nombre de titres réapparaissant dans le top 300. En effet, 51 des 52 titres relancés qui étaient présents dans le top 300 en septembre l'ont aussi été en octobre.

On notera que les deuxièmes numéros des 52 titres relancés par DC se vendent relativement bien. Habituellement, les ventes des numéros deux sont moins élevées de plus de 12 % que les ventes des numéros un. Pour les 52 relancés, la moyenne est à 6 %. Avec tout de même 14 titres dont les Nº 2 se sont mieux vendus que les Nº 1 dont Animal Man (+14 %), Detective (+7 %), Swamp Thing (+7 %) et les très controversés (à cause de personnages féminins ne cachant pas leur appétit sexuel) Catwoman (+6 %) et Red Hood and the Outlaws (+6 %). C'est Superman Nº 2 et Blackhawks Nº 2 qui enregistre la plus grosse baisse par rapport à leurs Nº 1 avec -26 %.

Enfin, les ventes de six Nº 2 des 52 relancés ont dépassé la barre des 100 000 exemplaires (dans l'ordre Justice League Nº 2, Batman Nº 2, Actin Comics Nº 2, Green Lantern Nº 2, Flash Nº 2 et Detective Comics Nº 2). On se souviendra que onze  Nº 1 des 52 relancés avaient aussi passé la barre des 100 000 exemplaires vendus. Il semblerait bien que les 52 relancés ont réussi conquérir un nouveau public et à le fidéliser.
Sources :
The Beat
  traduit par  le très bon site ActualittéICv2

samedi 5 novembre 2011

DC VERSUS MARVEL :ÉCRASANTE VICTOIRE SUITE...ET FIN.




 Je reprends la suite du post, car malencontreusement, le tableau des sorties Comics US d'Octobre a un problème de format, et "efface"tout ce qui se trouve après lui: j'en ai eu la déconvenue pas plus tard que hier soir: du boulot appliqué(pour une fois!)pour rien: tout a été effacé!
Ainsi ce post est la suite directe et critique des résultats du dit-tableau ci-dessous!
Très chers, j'ai compté pour vous, dans ce top 100, la part DC, de la Part Marvel, et des autres éditeurs.

Marvel arrime le Top 100 avec  seulement 37 titres contre ,(sonnez trompettes!),60 titres DC, 2 titres Image(Walking Dead) et 1 titre Dark Horse comics!

En effet pour Marvel c'est l'hécatombe, même les grosses pointures comme Fear Itself ou Ultimate Spider-Man, n'arrivent pas à renverser la vapeur! Considérant aussi que DC fait l'exploit d'exploser le marché américain(entre 50 et 52%)avec des numéros   à 2,99$ (50 numéros à  seulement  2,99$ + deux autres à 3,99$ :Action Comics et Justice League!).
J'ai calculé que pour 100 000 exemplaires vendus chez Marvel, DC doit en vendre 133 000 pour arriver au même chiffre d'affaire(en arrondissant): 400 000$. Aussi si DC vendait 20 000 numéros de plus, son chiffre d'affaire serait inférieur encore à Marvel! pour vendre plus pourtant!C'est pourquoi je le dis, car on n'entend jamais(sauf le très bon site WATCHTOWER COMICS que je recommande)ce genre de critique, qui je pense, informe le lamda moyen, fan de comics! Il faut donc comme je l'ai déjà dis plus avant, dans le précédent post relativiser un succès et tout mettre en balance pour effectuer convenablement une critique qui se veut objective! Malheureusement, beaucoup de comics' sites/blogs oublient cette règle fondamentale et respectueuse du lecteur: informer vraiment au lieu de juger souvent avec des a priori.

J'ai quelquefois l'impression que certains ont des actions chez Panini/Marvel.
Quelques uns doivent penser que je les ai aussi chez DC!Et bien non!  si demain DC est mauvais, et Marvel excellent(ce qu'il n'est pas à l'heure d'aujourd'hui!), je le dirais haut et fort: je lis à égalité les deux grandes compagnies(une grande partie VO pour DC, car Panini s'est toujours foutu de DC et de ses lecteurs donc, sauf quand(cf Manesse)les titres concernaient Vertigo...Ils ont oublié chez Panini qu'il existe une bonne frange des lecteurs assidus aux deux compagnies: et la différence est flagrante: c'est la chasse au trésor pour un titre DC, car  c'est un objet rare en revue ou librairie, alors que c'est la caverne d'ALIBABA pour Marvel: et le marché, avec ce qu'ils nous promettent, va vite être saturé ; je plains les nouveaux lecteurs, déjà moi, j'ai dû mal avec toutes ces nouvelles collections de rééditions! Au moins cela ne leur coûte pas cher la traduction: les inédits c'est trop cher...)Oups je me suis un peu égaré là! Mais que voulez-vous, j'apprécie vraiment Marvel, malgré mes critiques(qui aime bien châtie bien)mais je n'aime vraiment pas l'éditeur d'autocollant, qui ne respecte pas ses lecteurs...sauf leur porte-monnaie...et encore vu les prix sur certaines librairies! Même ceux qui lisent du manga, s'en plaignent...c'est tout dire!Les libraires à qui je parle aussi, c'est tout dire...En revanche, les sites/blogs spécialisés, dans leur grande majorité, non!...c'est tout dire! C'est qu'ils doivent y trouver leurs intérêts...



VERDICT :DC  SUIT SA LANCÉE ET SA "RENAISSANCE" ET ENGRANGE UN CHIFFRE D'AFFAIRE MIROBOLENT EN OCCUPANT PLUS DE 50% DE PART DE MARCHÉ:PERSO JE PENSE QUE DC VA DOMINER LES CHARTS, AU MOINS JUSQU'À DÉCEMBRE 2011...PEUT ÊTRE BEAUCOUP PLUS: SEE & WAIT!

VERDICT BIS : EN OUTRE C'EST UN SUCCÈS ENCORE PLUS IMPRESSIONNANT SACHANT QUE DC MET SUR LE MARCHÉ EN PLUS DES NEWS 52 UNE DIZAINE DE TITRES VERTIGO: UNE SOIXANTAINE DE TITRES DC CONTRE UNE CENTAINE POUR MARVEL! ENVIRON 40 TITRES DE PLUS QUE DC, ET POURTANT MARVEL VEND 20 À 22% MOINS DE COMICS ACTUELLEMENT : IMPRESSIONNANT, NON!


lundi 31 octobre 2011

Nouvelles annonces d'Urban Comics!!!Toutes fraîches!

Urban comics  vient de donner une(des!)interview(s) à MDCU, Comicsblog, Superpouvoir et à ComicBox: afin d'éviter que vous jongliez d'un site à l'autre j'ai pensé qu'il serait plus simple pour vous de les lire en une fois (ICI: alors merci qui! 
ps :je commenterais plus tard ces annonces: ce qui ne vous empêche pas de laisser des commentaires, pour donner votre sentiment!

MDCU
Mais avant tout, voici une petite présentation de l'équipe d'Urban Comics, décrite par son directeur éditorial, François Hercouët :

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Voici de quoi vous donner une idée plus précise de qui fait quoi au sein d’Urban Comics :
Charlène est notre responsable Marketing & Internet. Elle gère aussi bien l’aspect communication, partenariats marketing que la conception du site. Yann est notre assistant éditorial. Il m’assiste dans la production des titres et la gestion des urgences. Quant à moi, après avoir travaillé 6 ans aux côtés de Thierry Mornet sur le catalogue Contrebande des éditions Delcourt, je suis aujourd’hui chargé de donner la direction et le ton du catalogue Urban Comics, en tant de directeur éditorial.
L’équipe est encadrée par Pôl Scorteccia qui, après avoir dirigé pendant plusieurs années les éditions du Lombard (où il a notamment initié la publication de la série Freak Angels de Warren Ellis), est devenu directeur du label Urban Comics. Il est assisté par Anne Bouvet (assistante de direction).

Nous couvrirons à deux l’essentiel de la production éditoriale. Ceci expliquera sans doute notre relative discrétion sur les réseaux sociaux. Il y a pas mal de boulot, comme vous devez vous en douter. Nous nous sommes cependant entourés d'une solide équipe de traducteurs, lettreurs et relecteurs pour mener à bien notre mission. Concernant la communication, justement, les informations officielles d’Urban Comics émaneront essentiellement du site, dès qu’il sera mis en ligne (à partir de janvier 2012, afin de ne pas perturber la communication de l’ancien licencié). De manière plus générale, le fonctionnement du groupe Dargaud nous invite à communiquer en temps voulus les informations liées aux publications.
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Et voici donc notre partie de l'interview, les réponses d'Urban Comics aux interrogations d'MDCU.






- Quelle politique allez vous privilégier : mettre en avant les grosses licences (Superman, Batman, Green Lantern) dans un premier temps pour dans un second temps faire découvrir au public français des séries plus confidentielles (Secret Six ou Frankenstein Agent of SHADE par exemple) comme Panini à la fin avec DC; ou
proposer un mix dans vos magazines avec des sommaires alliant les "grosses" séries et les "petites" séries comme le fait Panini avec Marvel en dispatchant ses séries Vengeurs dans plusieurs magazines pour soutenir les ventes ?


J’imagine que vous évoquez principalement la gestion du Relaunch. Il est bien évidemment impossible de publier l’intégralité des 52 séries en librairie, c’est la raison pour laquelle l’offre en albums comprenant des titres comme Justice League,
Batman, Superman Action Comics, Wonder Woman, Aquaman, etc. sera complétée par une offre en kiosque. Nous publierons deux bimestriels, l’un développant l’univers de Batman, l’autre l’univers de DC au sens large. Nous attendons d’en lire un peu plus pour arrêter le contenu de ces revues, même si certaines séries se détachent déjà. Ce qu’il y a de très agréable et surprenant avec ce Relaunch, c’est de voir surgir une série ou un personnage que personne n’attendait et qui s’avère vraiment fun à la lecture. C’est, à mon sens, l’une des grandes réussites de ce Relaunch.


- Connaissant la difficulté qu'à DC à s'implanter en France. Comment comptez-vous vous démarquer des expériences passées des différents éditeurs?


En structurant l’Univers DC ! La réflexion est assez simple et m’est venue de mon expérience personnelle. J’ai toujours lu du comics et, comme beaucoup de lecteurs français de ma génération, j’ai été élevé par Marvel et Image. Le déficit de notoriété de DC en France est un fait (que vous assez bien mis en lumière dans l’un de vos
dossiers), mais rien n’est gravé dans le marbre, surtout avec la formidable opportunité que nous offre aujourd’hui le Relaunch. Lorsque j’ai décidé de me plonger dans l’Univers DC, j’ai commencé par les Crises, pas forcément dans l’ordre d’ailleurs puisque je n’avais aucun repère auquel me raccrocher. C’est là que m’est apparu le problème de la licence DC en France. 75 ans, c’est un immense héritage et cela peut devenir un sacré casse-tête pour celui qui, comme moi, décide un jour de s’y investir. Autant de personnages, de références et d’événements passés ont souvent raison des meilleures volontés. Suivant mon expérience sur la licence Star Wars, je me suis donc amusé à bâtir une chronologie de l’Univers DC et, à quelques exceptions près, cela fonctionne plutôt bien. Articuler les récits autour des différentes âges qu’a connu le DCu, ses Crises durant l’âge moderne notamment, me semble être l’approche la plus cohérente pour aider les lecteurs, experts ou non, à situer le récit qu’ils ont entre les mains.
Outre cette chronologie, l’autre outil éditorial qui découle de cette volonté de structurer l’univers DC est la création de collections chronologiques (DC ARCHIVES, DC CLASSIQUES et DC RENAISSANCE) et thématiques. Il ne s’agit donc plus de raisonner en terme de formats. Une collection DC ARCHIVES pour les premières aventures des héros DC, s’étalant de la fin des années 30 à 1985, année de la publication de Crisis in Infinite Earths de Wolfman et Perez. Une collection DC CLASSIQUES qui correspond aux récits publiés entre 1985 et Flashpoint, la dernière « Crise » en date introduisant le récent Relaunch de septembre 2011. Les séries du Relaunch seront, elles, regroupées dans la collection DC RENAISSANCE. Vous voulez lire ce Relaunch dont vous entendez parler depuis le mois de juillet ? C’est simple : la collection DC RENAISSANCE est faite pour vous. Une fois familiarisé avec les héros DC, vous souhaitez approfondir votre connaissance du DCu ? La collection DC CLASSIQUES vous donnera accès à l’ensemble des récits phares des années 90 et 2000. Vous souhaitez remonter aux toutes premières origines ? La collection DC ARCHIVES devrait étancher votre soif de lecture. En résumé, ces trois collections chronologiques seront la colonne vertébrale à nos publications et nous permettront d’explorer à la fois le fond et les nouveautés.
L’autre point sur lequel nous insistons, ce sont les auteurs qui se sont imposés comme les véritables architectes du DCu. Nous leur dédions donc une collection : DC SIGNATURES. Vous aurez donc l’occasion de lire, ou relire, l’intégralité du run de Grant Morrison sur Batman, dans l’ordre et dans un seul format d’albums numérotés à travers la série « Grant Morrison présente Batman ». Idem pour Geoff Johns et son travail sur Green Lantern. Il nous paraît essentiel de mettre ces auteurs sur le devant de la scène et de les présenter comme des clés d’entrée idéales pour qui veut se familiariser avec les super-héros de DC et désire suivre leur évolution entre les mains de leurs principaux architectes.
Notre objectif est de donner aux lecteurs les repères qui leur ont sans doute manqué jusqu’ici pour profiter de la richesse du DCu.


- Concernant les modes de distribution, allez-vous proposer un système d'abonnement kiosque ? Et une offre digitale?


Pas d’abonnement avant les magazines liés au Relaunch. Ensuite, nous verrons. Concernant l’offre digitale, c’est à l’étude.



- Pouvez-vous nous donner la date exacte de votre première sortie, que ce soit kiosque ou librairie ?


Bien sûr. Nous débuterons le 20 janvier 2012 avec Watchmen d’Alan Moore et Dave Gibbons, traduit par Jean-Patrick Manchette. Il s’agira de l’unique titre de janvier, mais quel meilleur album pour lancer le label ? Cette édition de 464 pages comprendra tous les bonus de la version Absolute au prix de 35€. Les premiers magazines – Flashpoint #1 (The Flash #8 à 12, et Flashpoint #1) et
Batman Showcase #1 (Batman Inc. #5 à 8) – paraîtront le 24 février.

comicsblog

COMICSBLOG.FR :  Pensez-vous qu'à terme, l'offre kiosque et librairie d'Urban Comics autour de DC, Vertigo et la re-publication des classiques qu'évoquait Edmond puisse égaler dans le nombre celle de Panini Comics
et de la licence Marvel ?

Urban Comics : Concernant le nombre, il ne s’agit pas d’inonder ou d’encombrer le marché. Le budget du lecteur n’a rien d’extensible, surtout en ce moment. Aussi, si nous devons choisir entre quantité et qualité, soyez certains que nous ferons le choix qui respectera le plus l’intérêt du lecteur. Mais oui, les titres d’Urban seront bien visibles, et couvriront au mieux les nouveautés comme le fond, rassurez-vous !
Concernant la poursuite des titres Vertigo, en plus des nouvelles séries que nous publierons (à l’image de Soldat Inconnu dès février 2012), nous avons à cœur de poursuivre 100 Bullets, Fables, DMZ et Scalped sur un rythme régulier d’une nouveauté par mois. Il y aura donc, par exemple, un nouveau tome de 100 Bullets tous les 4 mois, idem pour Fables, DMZ, etc. Par respect pour les lecteurs qui ont débuté leur collection chez le précédent éditeur, nous conserverons le format souple pour les nouveautés, mais nous rééditerons les tomes 1, 2 et suivants en cartonnés. Le format cartonné sera donc à terme la version définitive du label Urban Comics.
 

CB : Panini ne pouvant finir Brightest Day avant l'échéance du 31 Décembre 2011, pensez-vous nécessaire de reprendre la fin de la série avant d'entamer la suite?
 
UC : Au risque de faire grincer quelques dents, les lecteurs du premier tome de Brightest Day devront attendre quelque temps avant de connaître la suite de cette saga. Nous nous sommes longtemps posé la question de publier directement ou non la suite de Brightest Day. Après lecture, nous avons cependant jugé que ce titre était moins prioritaire que d’autres, étant donné le peu de conséquences qu’il allait avoir par la suite (à l’exception de quelques personnages. Nous apporterons bien entendu toutes les explications en temps voulus dans les albums concernés.). De plus, l’objectif de notre ligne éditoriale étant avant tout de proposer des albums accessibles au plus grand nombre, intégrer BD nous est apparu compliqué, d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’un seul TPB, mais de trois. Nous éditerons donc cette saga plus tard en librairie, dans un format à la hauteur de ses qualités.
Nous comprenons bien la potentielle frustration des lecteurs qui ont acheté le premier numéro de BD en septembre. Nous avons cependant choisi de nous concentrer sur les récits qui allaient avoir un réel impact sur la continuité de l’Univers DC. Tout est question de priorité. Des récits comme War of the Green Lanterns, Batman Inc. ou Flashpoint, par exemple, nous semblent quant à eux indispensables en comparaison.

CB : Découlant de la question précédente, Flashpoint a-t-il sa place dans votre catalogue et sera t-il proposé en librairie pour enclencher directement les publications kiosques sur les "New 52", le relaunch DC ? Est-ce risqué de démarrer par des productions antérieures au fameux relaunch de DC Comics ?
 
UC : La publication de Flashpoint se fera en presse, dans un mensuel de trois numéros, spécialement dédié. Le numéro 1 (février) comprendra Road to Flashpoint (The Flash #8 à 12) et Flashpoint #1. Le numéro 2 (mars) contiendra l’excellente mini-série d’Azzarrello & Risso Batman — Knight of Vengeance, ainsi que les épisodes 2 et 3 de Flashpoint. Le troisième et dernier numéro regroupera en avril la mini-série de Scott Snyder et Gene Ha Project Superman #1 à 3, ainsi que la conclusion de Flashpoint avec les numéros 4 et 5. Là encore, nous avons sélectionné les mini-séries qui nous paraissaient les plus complémentaires par rapport au récit principal de Geoff Johns et Andy Kubert.

Vous évoquez le risque de démarrer par des titres pré-Relaunch. Le risque de confusion est effectivement présent auprès des nouveaux lecteurs. C’est la raison qui nous a poussé à publier les récits débutés Panini principalement en kiosque. Ces récits, malgré leurs qualités, ont moins de chance de toucher un plus grand lectorat, alors que le kiosque reste avant tout le terrain privilégié des amateurs de comics (nous espérons élargir la donne avec le Relaunch).
C’est dans cette même optique que nous avons choisi de débuter nos publications en librairie avec trois séries complètes en deux tomes, accessibles à tous les lecteurs, inédites en français, et centrées autour de la Trinité de DC, à savoir Superman – Superfiction de Joe Casey et Derec Aucoin, Batman – Sombre Reflet de Scott Snyder, Jock et Francisco Francavilla, et Wonder Woman – L’Odyssée de J. Michael Straczynski, Phil Hester et Don Kramer.


superpouvoir
SUPERPOUVOIR.COM : On sait que le contrat de Panini exigeait de l’éditeur italien une certaine occupation des rayonnages en matière de bouquins en librairie et en kiosque… est-ce qu’Urban Comics a dû promettre encore davantage pour emporter le morceau face au rival transalpin ?
URBAN COMICS : Tout contrat entre le propriétaire d’une licence et le licencié implique obligatoirement que ce dernier développe, par définition, la licence dont il s’est porté acquéreur. Après, concernant la stratégie éditoriale, DC comprend suffisamment bien les enjeux propres à chaque pays pour laisser chaque éditeur, qu’il soit italien, espagnol ou français, gérer l’exploitation de la licence comme il l’entend. Je ne vous apprendrais rien en vous disant qu’en Italie le marché de la presse est beaucoup plus développé qu’en France, où l’essentiel des ventes se fait en librairie.
SUPERPOUVOIR.COM : Le catalogue DC est riche d’une histoire monumentale qui est un peu éclipsée par l’actualité du relaunch DC mais qui pourrait intéresser de nombreux fans. Est-ce qu’on peut espérer des intégrales de séries oubliées, comme Kamandi, par exemple ?
URBAN COMICS : Effectivement, 75 ans, c’est quasiment l’équivalent d’une vie humaine et autant d’expériences et de personnages retranscrits en pages de BD. Notre intérêt en tant qu’éditeur est de proposer une offre équilibrée entre les nouveautés du relaunch, entre autres, et des séries antérieures, pour la plupart inédites en France. Tout « miser » sur le relaunch serait oublier trop vite que ces nouveaux titres n’auraient jamais vu le jour sans ces 75 années d’histoires. Les comics DC d’aujourd’hui se sont bâtis sur ce formidable héritage. Ce n’est pas un hasard si les éditeurs de DC ne parlent pas de Reboot, mais de relaunch. Il s’agit surtout pour DC de mobiliser un nouveau lectorat autour de ce qui fait l’essence des personnages les plus iconiques. C’est à la fois un pari maîtrisé et une attitude très réaliste de la part d’un éditeur à l’écoute de son marché et de ses lecteurs.
Nous comptons bien inscrire les héros de DC dans la durée en publiant les nouveautés bien entendu, mais également capitaliser sur le fond de l’Univers DC. Et cet héritage est une véritable bénédiction ! La publication d’intégrales est donc bien envisagée. D’autant plus qu’il y a eu durant toutes ces années des récits de très grande qualité, nombre d’entre eux restant totalement inédits en France. Il serait dommage de ne pas publier une bonne histoire sous prétexte qu’elle n’est plus dans « l’air du temps ». L’essentiel de notre travail d’éditeur sera de replacer, au besoin, ces récits dans leur continuité et expliquer pourquoi, par exemple, on pourrait ne pas retrouver Bruce Wayne sous le masque de Batman. Une fois ces éclairages apportés, n’importe quel lecteur, qu’il soit spécialiste ou non, sera à même de comprendre où tel récit se situe par rapport à tel autre. Pour répondre clairement à la question, Kamandi n’est pas pour 2012, mais rassurez-vous, il y aura bien du Kirby cette année !
SUPERPOUVOIR.COM : La maison mère d’Urban Comics est un groupe spécialisé dans la création de bandes dessinées. Est-ce qu’on peut envisager, à moyen terme, des créations maison se déroulant dans l’univers DC ?
URBAN COMICS : C’est effectivement quelque chose d’envisageable, mais chaque chose en son temps. Notre priorité actuelle est d’exploiter et d’installer le catalogue DC déjà existant
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SUPERPOUVOIR.COM : Eh bien, merci pour ces réponses et rendez-vous très bientôt en presse et librairie pour pouvoir enfin découvrir ces nouvelles adaptations VF de l’univers DC !

COMICBOX
Comic Box: Dans les premières parutions kiosques annoncées on remarque qu’elles sont non seulement thématiques mais que les épisodes sont publiés par saga (par ex: tout Batman Inc. d’un coup, tout Flashpoint: Projet Superman d’un coup) là où depuis Semic on gardait cette approche pour les HS mais les anthologies, elles, diffusaient en simultané les différentes séries (par exemple Batman et Robin publié à côté d’épisodes de Batman tout court). Est-ce que cette approche par « sagas » va perdurer ou est-ce qu’on retrouvera une optique plus conventionnelle plus tard ?
François Hercouet: L’idée avec ces premiers magazines (Batman Showcase en 2 numéros, Flashpoint en 3, Green Lantern Showcase en 2) est de créer le moins de rupture possible pour le lecteur des revues de Panini, et, étant donnée la nécessité de préparer l’arrivée du Relaunch, ce format « saga » nous a semblé le plus judicieux. On lit parfois que nous aurions dû commencer par les “New 52”, beaucoup plus simple éditorialement parlant. Ça aurait été effectivement plus simple (quoiqu’en termes de disponibilité des numéros, je n’en suis pas si sûr), mais quel aurait été le message envoyé aux lecteurs qui suivent ces séries depuis des mois ? Même si nous avons l’ambition d’ouvrir l’Univers DC aux nouveaux lecteurs, cela ne peut pas se faire au détriment des anciens.
Concernant le format « anthologique », c’est quelque chose que l’on retrouvera à partir du lancement des titres « Renaissance » (les « New 52 » du Relaunch). Nous publierons également des récits complets, inédits dans la mesure du possible et à forte pagination au cours de l’année, le genre de bouquins que vous avez envie d’emmener lorsque vous avez un long trajet en train devant vous. C’est également, à notre avis, le genre de format qui touchera plus facilement un nouveau lectorat, peu enclin à attaquer une revue kiosque dont il aurait raté le #1.
Comic Box: Parlons de MAD, puisqu’en un sens c’est le vrai événement : le retour de la licence en France. Il y a des décennies de matériel inédit en VF. Comment comptez-vous travailler ce fond. Est-ce qu’on doit s’attendre à des albums chronologiques, à des approches plus thématiques ou ponctuelles ?
François Hercouet: C’est effectivement l’approche thématique qui a été retenue dans un premier temps. Nous proposerons cette année deux anthologies MAD : l’une centrée sur les super-héros, l’autre sur l’œuvre de Sergio Aragones. Je ne vous cache pas que tout reste à faire pour implanter l’esprit MAD en France. La récente adaptation de cet univers loufoque sur France 4 (le samedi à 20h15) nous offre cependant une excellente opportunité de faire connaître une version plus moderne de MAD et d’étendre son public.
Ce qui nous a d’ailleurs frappé lorsque nous nous sommes rendus à la conférence MAD au Comic Con de New York, c’est la jeunesse des téléspectateurs. Ils n’ont pour la grande majorité d’entre eux jamais lu le magazine, mais ils semblent définitivement accros. Dans un mélange bien foutraque d’animation traditionnelle, de stop-motion et de photo-montages qui rappelle beaucoup Robot Chicken, l’éditeur de Mad Magazine, John Ficcarra, ses auteurs et Kevin Shinick, le créateur de l’émission, ont réalisé une adaptation visuelle à la fois inédite et très fidèle de cet univers. C’est rapide, très rapide et la traduction française (loué soit le talent de William Coryn, également à l’œuvre sur la VF de South Park), comme le doublage, sont de haute volée. De notre point de vue, c’est une totale réussite. L’émission rencontre un vrai succès aux Etats-Unis. Si cela prend en France, nous pourrions tout à fait envisager l’édition de matériel plus actuel.
Comic Box: On remarque que sur les 10 premières parutions annoncées 3 contiennent du Alan Moore (DC Anthologie, Watchmen et Top Ten) et les argumentaires de deux autres (Hellblazer et, plus curieusement, le Superman : Superfiction) font référence à Moore. Soit 50% des titres qui font allusion à Moore à des degrés divers. Est-ce que (re)constituer une sorte de « librairie Alan Moore » est une priorité de la gamme, au-delà du lancement ?
François Hercouet: Aaah, Alan Moore ou l’art d’apporter des réponses aux questions que personne ne s’était jamais posé. Rien de curieux à trouver une référence à Alan Moore dans le Superman de Joe Casey. Lorsqu’on écrit une aventure du plus puissant des super-héros, il est difficile de faire ressentir au lecteur une quelconque menace pesant sur le personnage. Casey, lui, réussit ce tour de force. C’est là qu’il innove et se rapproche en ce sens de l’écriture de Moore. Il est moins question de constituer une librairie Alan Moore – puisque seuls les titres signés de sa main peuvent s’en revendiquer – que de communiquer autour d’un auteur connu et reconnu pour tout le bien qu’il a fait aux comics. 1986 est la date à partir de laquelle plus personne n’écrira les récits de super-héros de la même façon, mais au-delà de Watchmen, et même si sa période super-héroïque semble terminée, son empreinte sur le genre reste encore profondément présente. Quant à la publication de Top 10, elle nous est apparue comme une évidence. Nous voulions profiter de notre édition de Watchmen pour faire (re)découvrir cette excellente série, introuvable depuis une dizaine d’années. Personnellement, ce qui me plaît dans cette série, plus que les centaines de références planquées en arrière-plan, c’est l’humour des dialogues et l’énormité des super-situations auxquelles ces super-flics, chargés de gérer le super-quotidien de leur super-administrés, sont confrontés. Et paf ! en plein épisode, Moore parvient à faire jaillir l’émotion là où on l’attendait vraiment pas (sans spoiler, l’accident de téléportation, publié dans notre tome 2, est à ce propos assez exceptionnel). Faire référence à Moore, c’est faire appel à ce ressenti unique dont nous avons tous fait l’expérience à la lecture d’une de ses œuvres. C’est une manière pour nous de mettre en avant des titres qui sortent du rang, qui apportent une réflexion inédite sur un thème et qui, à leur mesure, font progresser le comics dans sa forme et dans son contenu.